Qui aurait cru qu’un musée à Agen cacherait un tel trésor ? Alors que le musée des Beaux-Arts est en travaux, la ville frappe fort avec l’exposition « Lumières françaises » installée dans l’ancienne église des Jacobins. Et quand on dit « frappe fort », on parle de plus de 270 œuvres prêtées en partie par Versailles, rien que ça ! Du 5 décembre 2025 au 8 mars 2026, Agen ressuscite son XVIIIe siècle doré et nous plonge dans le passé de la ville d’Agen qui était l’une des plus importantes du Sud-Ouest.
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🏰 Comment tout cela est arrivé à Agen ?
Tout commence avec une nièce bien lotie : celle du cardinal de Richelieu. Héritière d’une partie de ses collections (on parle quand même de 270 peintures, une soixantaine de sculptures antiques, des pierres dures, de l’argenterie…), elle transmet ce trésor à la famille d’Aiguillon. Puis, Le duc Emmanuel-Armand d’Aiguillon (1720-1788), ancien ministre des Affaires étrangères de Louis XV et ami de Madame du Barry, s’installe en bord de Garonne et importe le goût versaillais dans l’Agenais.
⛪️ Eglise de Jacobins : un lieu idéal pour sublimer les oeuvres de Versailles
Saviez-vous qu’il y avait plus de 42 couvents à Agen ? L’église des Jacobins, témoin de cette époque révolue, se prête parfaitement au jeu. La hauteur des voûtes et les couleurs des vitraux frappent tout de suite. Récemment rénovée, l’église s’accorde parfaitement avec la douceur des œuvres présentées pour l’exposition et les Lumières d’Agen.
Dès l’entrée, on est accueilli par une reconstitution d’une bibliothèque du siècle des Lumières. Parce que oui, l’Agenais n’était pas qu’une région de terroir, c’était aussi un carrefour intellectuel ! L’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Agen a été créée en 1776, et des personnalités comme Montesquieu venaient souvent lire au château d’Aiguillon.
Si vous visitez le lieu avec des enfants, ne vous inquiétez pas, il y a des jeux disposés partout dans l’exposition, mais aussi des petites explications spécifiques pour les enfants. De nombreux ateliers sont aussi organisés chaque semaine ☺️.
Les pièces maîtresses à ne pas louper
On vous conseille de commencer par le film qui se situe au fond à droite. Il articule toute l’histoire d’Agen à cette période, la mettant en lien avec les œuvres de l’exposition. On a trouvé que cela donnait une vision d’ensemble avant d’entrer dans le détail de l’exposition.
La tête d’Alexandre le Grand en porphyre rouge : sortie exceptionnellement du cabinet du Conseil de Versailles (là où le roi réunissait ses ministres). Cette sculpture antique complétée par François Girardon impose le respect. Du porphyre rouge, c’était le matériau des empereurs romains, rien que ça.
Sainte Thérèse d’Avila en extase de Jean-Baptiste Despax : l’immense toile (vraiment immense !) peinte pour les Carmélites d’Agen en 1757 sort pour la première fois depuis le XVIIIe siècle.
La section Madame du Barry : parce que le duc d’Aiguillon et la favorite du roi étaient très proches, toute une section lui est dédiée. Meubles luxueux, portraits, objets d’art… On comprend vite que cette dame avait du goût.
La Nuit du 4 août : conservée habituellement à la Bibliothèque nationale de France. C’est un témoin fondamental de l’Histoire de France et d’un pas vers la démocratie. On y dépeint le vote de l’abolition des privilèges, portée par des personnes comme le duc de l’Aiguillon.
🎁 Surprise : Agen, ville lumière du Sud-Ouest au XIXe siècle.
Ce qui nous a surpris, c’est de découvrir à quel point Agen était dynamique au siècle des Lumières. Grâce à sa position de carrefour du Sud-Ouest, la ville prospérait avec le tabac, la confection de toiles de lin et de chanvre pour les bateaux. L’exposition et la visite guidée de Nathalie nous ont permis de comprendre comment le duc Emmanuel-Armand d’Aiguillon a importé l’architecture et les arts de la cour de Versailles dans la région.
🎟️ Informations pratiques pour votre visite
📍 Où ? Église des Jacobins, rue Richard Cœur de Lion, 47000 Agen
📆 Quand ? Jusqu’au 8 mars 2026, l’exposition est accessible tous les jours de 11h à 19h avec nocturne jusqu’à 21h le jeudi.
💰 Combien ? 12€ plein tarif, 6€ tarif réduit, gratuit pour les moins de 10 ans.
🕦 Combien de temps ? Comptez au moins 1h30-2h pour bien profiter de l’expo. Il y a 270 œuvres, ça se savoure ! Si vous le pouvez, joignez-vous à la visite guidée (5€ supplémentaires) qui a lieu :
- du lundi au jeudi à 17h15 ;
- le samedi à 11h et 17h (sauf le 14 février) ;
- les dimanches et pendant les vacances scolaires, du lundi au jeudi, à 11h et 16h30.
💡 Bon à savoir : Le musée des Beaux-Arts d’Agen est actuellement en travaux, et, à l’issue de l’exposition, l’église des Jacobins accueillera une sélection de ses chefs-d’œuvre par roulements, en attendant la fin du chantier de rénovation. Mais franchement, le lieu est magnifique et donne une toute autre dimension aux œuvres.
Si vous cherchez que faire à Agen cet hiver, foncez voir « Lumières françaises » avant le 8 mars. C’est l’occasion rare de voir des œuvres de Versailles hors les murs et de découvrir un pan méconnu de l’histoire du Sud-Ouest.
Epingle notre visite au musée des beaux arts d'agen !




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