Hello les paresseux curieux ! On vous retrouve aujourd’hui avec un nouveau format sur le blog. Sans transition, roulement de tambours voici « Histoire de voyageur« . Ici, nous donnons la parole Ă  des bloggeurs voyages qui vont raconter et partager leurs aventures.

L’objectif : satisfaire votre curiositĂ© avec d’autres destinations au travers de diffĂ©rentes personnalitĂ©s et approches du voyage. 

Nous avons créé ce blog pour partager nos aventures avec vous, ce que nous tùchons de faire chaque semaine. 

Lorsque nous voyageons, nous nous inspirons du rĂ©cit d’autres voyageurs pour planifier nos escapades. Parce que c’est ça le voyage, c’est des histoires, celles que l’on Ă©coute et celles que l’on raconte.

L’idĂ©e, d’inviter d’autres voyageurs Ă  venir s’exprimer, est inspirĂ©e du concept de 20questionstotheworld. Il nous semblait important de donner la parole Ă  d’autres voyageurs pour continuer ce cycle de l’histoire (pas celui de la vie mais presque).

Si vous avez envie de participer Ă  la prochaine Ă©dition, n’hĂ©sitez pas Ă  nous faire signe ! Maintenant, on vous laisse en bonne compagnie. Bonne lecture et bon voyage 😘.

đŸ‡§đŸ‡·Les Voyages d'AdĂ©laĂŻde : une histoire pleine de contrastes

Dans ces quelques lignes, dĂ©couvrez la vision d’AdĂ©laĂŻde au travers de son expĂ©dition au BrĂ©sil. Une approche locale qui nous a beaucoup plu, notamment l’importance de crĂ©er des moments avec les locaux. Vous allez lire un rĂ©cit trĂšs contrastĂ©, ce qui la rend d’autant plus intĂ©ressante. 

Adelaide au Brésil

Quelle est ta définition du voyage ?

TrĂšs axĂ©e slow tourisme, j’aime ĂȘtre confrontĂ©e Ă  un monde diffĂ©rent de celui de mon quotidien. Je recherche de l’authenticitĂ©, de la rencontre, des expĂ©riences, bien plus que du luxe ou du repos. D’ailleurs, pour moi, des vacances rĂ©ussies n’ont rien de reposant ! Au contraire, plus j’en vois, plus j’en vis, mieux c’est ! Mais attention, chercher la diffĂ©rence, ça ne veut pas forcĂ©ment dire voler Ă  l’autre bout du monde pour dĂ©couvrir des peuples Ă  l’opposĂ© de ma culture (bien que ça m’irait aussi). On trouve ces petites diffĂ©rences culturelles partout, et mĂȘme en France, selon les rĂ©gions, il m’arrive d’ĂȘtre Ă©tonnĂ©e et Ă©merveillĂ©e des traditions. Partout oĂč je vais, je recherche donc Ă  en comprendre le plus possible sur la culture locale : je demande donc gĂ©nĂ©ralement Ă  mes rencontres de m’apprendre Ă  faire des recettes, je demande Ă  participer aux diffĂ©rents Ă©vĂ©nements, Ă  m’intĂ©grer


Au BrĂ©sil, j’ai par exemple appris à faire des bracelets brĂ©siliens. En somme, Ă  vivre comme une locale ! En un mot, le voyage, pour moi, c’est de l’authenticité !

Raconte nous ta destination favorite

J’ai adorĂ© dĂ©tester le BrĂ©sil. Il y a dans ce pays, quand on s’intĂšgre dans sa culture et auprĂšs des BrĂ©siliens, un paradoxe qui fait qu’on est tiraillĂ© entre une lassitude d’ĂȘtre confrontĂ© Ă  des Ă©carts culturels qui sont si immenses qu’il devient difficile de se sentir bien et un un Ă©merveillement quotidien de chaque chose.

Ce qui m’a plu le plus, c’est certainement l’immense richesse culturelle de ce pays : une cuisine riche en dĂ©couvertes, des traditions ancestrales, une musique qui fait tomber amoureux du pays, des danses, des couleurs
 Au BrĂ©sil, tout est trĂšs intense, presque exagĂ©rĂ©. L’adage est d’ailleurs bien connu : le BrĂ©sil n’est pas un pays sĂ©rieux. C’est cette folie et cette extravagance qui font que j’aime tant ce pays au point de souhaiter y vivre.

Et pourtant, comme je le disais, j’ai avec ce pays une relation d’amour-haine. Car il y a au BrĂ©sil tant d’écarts culturels avec la France qu’il devient difficile de s’épanouir. Anodin mais rigolo : il est par exemple trĂšs mal vu de se moucher, et les BrĂ©siliens prĂ©fĂšreront donc renifler trĂšs bruyamment toute la journĂ©e, ce qui est trĂšs difficile pour des Occidentaux. Mais le plus difficile a certainement Ă©tĂ© la culture du « oui » trĂšs imprĂ©gnĂ©e au BrĂ©sil oĂč il est considĂ©rĂ© comme poli de toujours aller dans le sens de son interlocuteur, plutĂŽt que de montrer sa rĂ©fection ou chercher Ă  dĂ©battre comme en France. C’est peut-ĂȘtre ces difficultĂ©s Ă©galement qui font que le BrĂ©sil est –de trĂšs loin-  ma destination favorite.

Une histoire qui illustre ton voyage ?

Une expĂ©rience de voyageur au BrĂ©sil, du moins celles que j’ai entendu, c’est toujours rocambolesque. Comme je le disais, on est face Ă  un pays extravagant.

Voici la mienne qui se passe sur la route d’une auberge dans le SertĂŁo brĂ©silien : la brousse du Nord-Est du pays. On nous annonce une route bien plus courte que celle que l’on rencontrera, et surtout, personne ne nous parle du mauvais Ă©tat de la route ! Sur le chemin, nous nous retrouvons embourbĂ©s dans la boue et en panne d’essence. Nous Ă©tions donc un groupe de touristes complĂštement perdus au milieu de l’arriĂšre-pays brĂ©silien, Ă  des kilomĂštres de toute habitation, sans essence, bien enracinĂ©s dans la boue, sans rĂ©seau et bien sur dans le noir complet.

Une voiture arrive finalement pleins phares derriĂšre nous. Alors qu’elle aurait put nous contourner, elle nous lance des appels de phares. La conductrice, que beaucoup de personnes avaient mise en garde des dangers du BrĂ©sil, Ă©tait convaincue que nous Ă©tions dans un guet-apens, au point de sortir son couteau suisse. Pourtant, les conducteurs brĂ©siliens arrivent tout sourire, et nous dĂ©gagent de la boue ! Nous n’atteindrons jamais l’auberge. Par contre, on cĂ©lĂšbrera la Saint Jean autour d’une panse de chĂšvre, conviĂ©es Ă  une fĂȘte paysanne de fortune. Comme quoi, il ne faut souvent pas se prĂ©occuper des clichĂ©s que l’on a sur les dangers de certains pays.

Si cette histoire de voyageur vous plaĂźt, AdĂ©laĂŻde raconte ses aventures au BrĂ©sil sur son blog, pour vous aider Ă  vivre les vĂŽtres 😘.

đŸ‡Ș🇾 Escapas Travel Planner : une amoureuse de l'Espagne

Ce rĂ©cit est une grande histoire d’amour, celle de Julie (et vous savez qu’on aime toujours Ă©couter une nouvelle anecdote d’amoureux). C’est de l’Espagne qu’elle est tombĂ©e amoureuse. Un rĂ©cit qui nous rappelle des souvenirs. Nous avons d’ailleurs certaines habitudes similaires avec Julie, on ne vous en dit pas plus !

Qu’est ce que c’est qu’un voyage pour toi ?

Pour moi, le voyage est synonyme de rencontre et de confrontation : des cultures, des habitudes de vie, des langues. C’est aussi la dĂ©couverte et l’apprentissage qui rĂ©sulte de cette rencontre et de cette confrontation. J’aime tellement entendre une langue Ă©trangĂšre et essayer de comprendre ce qui se dit autour de moi.

Lorsque je voyage, j’adore observer tout ce qui m’entoure et me dire que tout ça rĂ©sulte de l’Ɠuvre de l’homme ou de la nature. Cette observation est, Ă  mon sens, vraiment fascinante. Je prends toujours le temps d’écouter et lire l’histoire du voyageur qui est parti avant moi dans une destination, pour m’inspirer et partir Ă  mon tour façonner ma propre histoire et expĂ©rience.

Portrait de Julie, d'Escapas qui raconte son histoire de voyageur

Fun fact : un de mes plaisirs, quelque chose qui me fait vraiment ressentir que je suis en voyage et qui, je trouve, peut-ĂȘtre trĂšs rĂ©vĂ©lateur des habitudes d’un pays, c’est 
. Aller au supermarchĂ© ! Encore plus si c’est une chaine que je connais pas !

Quelle a été ta destination favorite et pourquoi ?

Me posez-vous vraiment la question (rire) ?  : l’Espagne ! Un pays que j’ai visitĂ© enfant, ado et jeune adulte ; en famille, en couple et seule. Le soleil, la douceur de vivre, l’histoire, la culture, la diversitĂ© bref j’aime tout en Espagne. C’est peut-ĂȘtre clichĂ© mais tous ces atouts font que c’est mon pays de cƓur !

Le voyage qui m’a le plus marquĂ© en pĂ©ninsule ibĂ©rique est sĂ»rement ma premiĂšre visite Ă  Valencia. J’avais dĂ©jĂ  visitĂ© en long et en large la Costa Brava et la Costa del Sol ; comptons aussi un sĂ©jour Ă  Barcelone que j’avais beaucoup aimĂ©. Le coup de cƓur pour Valencia fut, lui, immĂ©diat ! La culture y est trĂšs forte (on y parle le valencien, on y mange la paella VALENCIANA) et les dĂ©couvertes sont nombreuses. Je m’y suis sentie vite comme Ă  la maison, tant est si bien que j’y vis aujourd’hui.

Une histoire qui illustre ton coup de coeur pour l'Espagne ?

Cette histoire est aussi une Ă©motion. Mon tout premier voyage Ă  Valencia est Ă  mettre dans un contexte un peu diffĂ©rent et un peu Ă©loignĂ© d’une histoire de voyageur classique: je rendais visite Ă  mon copain qui y Ă©tait en Erasmus. Mon arrivĂ©e et mon premier jour sont sans doute ce qui m’ont le plus marquĂ©e. AprĂšs avoir pris l’avion pour la premiĂšre fois seule, le coloc de mon copain vient me chercher Ă  l’aĂ©roport pour m’emmener dans leur appartement. Je dois y attendre la fin des cours pour retrouver mon chĂ©ri.

Je passe d’un Ă©tat de stress, liĂ© au fait d’arriver seule dans une ville, Ă  un sentiment de « comme Ă  la maison » trĂšs rapidement. A mon arrivĂ©e il y a du soleil, je bafouille quelques mots en espagnol mais j’arrive Ă  comprendre et me faire comprendre. Il y a plein de gens dans la rue, j’accroche tout de suite avec l’ambiance.

Je me rappelle aussi avoir mangĂ© des tapas le premier soir dans un petit resto trĂšs bruyant. On Ă©tait mal -trĂšs bien- installĂ©s mais tout le charme Ă©tait lĂ . En plus, on a terriblement bien mangé ! Depuis ce voyage, j’ai toujours su que je voudrais retourner Ă  Valencia plus d’une fois !

Julie peut organiser votre voyage si vous voulez partir Ă  la dĂ©couverte de l’Espagne. Envie d’une mise en bouche ? Elle raconte ses aventures sur son blog et vous donne des conseils pour prĂ©parer les vĂŽtres. 

🇧🇮 Oser voyager seule : une histoire de voyage en solo (mais pas tant que ça)

Nous prenons le cap de l’aventure avec MĂ©lanie qui voyage seule depuis plusieurs annĂ©es. Nous avons Ă©tĂ© impressionnĂ©s, on ne va pas vous mentir, de sa capacitĂ© Ă  voyager seule. Son rĂ©cit est trĂšs inspirant et montre que voyager seul, ne signifie pas forcĂ©ment ĂȘtre seul. Cela n’a pas l’air trĂšs clair comme ça mais vous allez comprendre ! 

Mélanie : Ose voyager seule nous raconte son histoire de voyageur

Partage avec nous ta définition du voyage

Pour moi le voyage, c’est 4 mots : dĂ©couverte, partage, apprentissage et rencontre.

La dĂ©couverte d’autres cultures, d’autres histoires. Mais aussi la dĂ©couverte d’autre façon de penser, de faire, de travailler. C’est aussi la dĂ©couverte de d’autres modĂšles de sociĂ©tĂ©.

Mais le voyage est avant tout la dĂ©couverte de soi. On dit que le voyage nous transforme. Je pense qui nous rĂ©vĂšle. Il rĂ©vĂšle la vraie personne que nous sommes au fond de nous. Le voyage solo, donne une immense libertĂ©, on peut enfin ĂȘtre qui nous sommes sans nous conformer aux regards de notre entourage.

Je voyage pour rencontrer des personnes. Que ce soit des locaux ou des voyageurs. C’est pour cette principale raison, que j’aime voyager en stop, faire du couchsurfing et dormir en auberge de jeunesse. Les rencontres amĂšnent au partage. Le partage avec nos hĂŽtes, avec les voyageurs rencontrĂ©s sur la route. Qu’on Ă©change quelques mots, que l’on passe une bonne soirĂ©e Ă  compter notre histoire de voyageur autour d’un bon repas ou encore que l’on passe plusieurs jours avec un covoyageur ou chez un hĂŽte Couchsurfing.

Le partage se fait Ă©galement avec nos proches. Le voyage m’a rapprochĂ© de mes amis et de ma famille. Aujourd’hui, je partage ma passion du voyage Ă  travers mon blog Oservoyagerseule. Il s’adresse aux femmes qui voyagent seules ou qui souhaitent franchir le pas.

Enfin, l’apprentissage, que ce soit celle d’une langue, l’histoire d’un pays, de son art et de sa culture. Et aussi l’apprentissage de soi !

Quelle a été ta destination favorite et pourquoi ?

J’ai beaucoup aimĂ© mon voyage en AmĂ©rique du Sud. Je suis partie seule pendant 8 mois avec mon backpack. C’était la premiĂšre fois que je partais seule, loin et sur une longue pĂ©riode.

C’Ă©tait une vraie dĂ©couverte, notamment celle de la libertĂ©. J’ai apprĂ©ciĂ© sortir des sentiers battus avec le stop et le Couchsurfing en Argentine et Chili. Mon coup de coeur ? La Bolivie, oĂč je me suis mise en mode slow travel. J’ai fait de nombreux volontariats dans des auberges de jeunesse.

Ce qui m’a le plus marquĂ©, c’est la joie de vivre des boliviens malgrĂ© un manque de moyen. Cela fait rĂ©flĂ©chir sur le rapport que l’on a avec l’argent et la rĂ©ussite.

Le petit village de Toro-Toro est mon endroit prĂ©fĂ©rĂ© en Bolivie. C’est un village assez touristique mais qui garde encore son Ăąme de part la difficultĂ© d’accĂšs. Toro-Toro est situĂ© en plein cƓur de la cordillĂšre des Andes. Le village est connu pour ses empreintes de dinosaures et son canyon. Pour une ancienne gĂ©ologue, c’est l’endroit rĂȘvĂ© !

Je suis restĂ©e deux mois sur place. J’ai fait un volontariat dans un petit bistrot, le Cretacico, ou j’ai vraiment pu m’immerger dans la culture Bolivienne. Et amĂ©liorer grandement mon espagnol et ĂȘtre aux contacts des touristes venus passer quelques jours sur place mais surtout des locaux.

Des liens amicaux se sont créés avec des boliviens avec qui je suis toujours en contact, trois ans aprĂšs. C’est une expĂ©rience qui est Ă  jamais gravĂ©e dans ma mĂ©moire !

Tu as une histoire Ă  nous raconter ?

Une histoire de voyageur ? Il y en a tellement. Restons en AmĂ©rique du Sud pour cette histoire. Les plus curieux iront sur le blog Ă  la recherche d’anecdotes mais aussi de conseils pour leurs voyages.

L’histoire est arrivĂ©e lorsque je faisais du stop en Argentine, sur la cĂ©lĂšbre route 40. Je commence ma journĂ©e de stop Ă  7h30, direction Mendoza !

AprĂšs 15 minutes d’attente sous un beau soleil, une voiture s’arrĂȘte. Nous allons dans la mĂȘme direction. Le conducteur, Ricardo, est policier. Une confiance mutuelle s’installe trĂšs vite.

Nous parlons beaucoup, malgrĂ© mon espagnol encore faible. Puis, il me propose de passer une journĂ©e chez les Mapuches, une population autochtone qui vit entre le Chili et l’Argentine.

Nous arrivons dans un village de 1500 Ăąmes, ou je suis accueillie par la famille du chef du village qui est aussi le maĂźtre d’école qui compte 200 enfants. Le village est autosuffisant. Il comprend un hĂŽpital, des champs pour la culture, des chĂšvres et des moutons, une place publique, des tĂ©lĂ©phones “publics”.

Je passe la journĂ©e dans la famille du chef, on prĂ©pare ensemble le repas du midi. Je visite aussi l’école ou les enfants sont autant Ă©tonnĂ©s que moi de ma prĂ©sence dans ce village incroyable.

J’ai eu des frissons tout au long de cette journĂ©e. Je n’arrĂȘtais pas de me dire : “ce que tu vis est incroyable”. J’ai voulu garder cet instant pour moi et par respect pour eux, je n’ai pris aucune photo de cette journĂ©e magnifique.

đŸ‡ŠđŸ‡± Vai en Vadrouille : de grands voyages Ă  micro-aventure

Vai nous raconte aujourd’hui l’Ă©volution de sa conception du voyage et ça fait rĂ©flĂ©chir ! Et si le voyage Ă©tait derriĂšre notre porte ? N’exagĂ©rons rien, peut ĂȘtre pas sur le pallier de ton immeuble mais tu vois ce que l’on veut dire. Comme elle le dit si bien, on peut ĂȘtre tellement habituĂ© Ă  voyager loin que l’on ne sait plus voir ce qu’il y a de curieux prĂšs de nous. Tout est une question d’Ă©quilibre selon nous. On vous laisse avec son rĂ©cit qui est trĂšs inspirant pour challenger nos perspectives. 

Alors, pour toi, qu'est ce que c'est que le voyage ?

Ma conception du voyage a beaucoup changé en grandissant, et je pense que ça vaut le coup de vous dévoiler cette évolution.

Quand j’étais petite (je suis Tahitienne), voyager voulait dire pour moi prendre l’avion pour sortir de la PolynĂ©sie et visiter les “grands pays”. Nos Ăźles ne comptaient mĂȘme pas ! J’ai peu Ă  peu dĂ©couvert que beaucoup de camarades voyageaient toujours en dehors mais jamais au sein mĂȘme de la PolynĂ©sie. J’ai donc commencĂ© Ă  inclure les Ăźles dans la dĂ©finition.

Des annĂ©es plus tard, en voyageant Ă  l’étranger puis en m’installant en France mĂ©tropolitaine, voyager a encore pris un autre sens. Ça commençait par le trajet. Prendre le train, la voiture, le bus, l’avion
 et voir les paysages dĂ©filer est dĂ©jĂ  dĂ©paysant. Une citation illustre bien ça : “it’s about the journey, not the destination”. Puis comme je vivais Ă  Paris, une ville plus que sympa Ă  visiter, j’ai commencĂ© Ă  me dire que dĂ©jĂ  au bout de ma rue, le nez en l’air et l’appareil photo vissĂ© Ă  ma main. 

Vai en Vadrouille nous raconte son histoire de voyageur

Ensuite, ce sont les autres qui m’ont transportĂ©e : livres, blogs, photos, magazines
 Il y a des destinations qui me font rĂȘver aujourd’hui mais que je peux largement me contenter de visiter Ă  travers une impression, une image, une histoire.

En fait, plus le temps passait, et plus l’aventure commençait proche de (chez) moi. J’ai finalement compris que le voyage commence par mon Ă©tat d’esprit : curieuse, ouverte, Ă  l’écoute, et tous les sens en alerte !

Un de tes voyages préférés jusque là ?

Tous mes voyages ont Ă©tĂ© diffĂ©rents, mais je citerais l’Albanie comme destination favorite pour l’instant. La premiĂšre raison est que je ne connaissais rien de ce pays avant de dĂ©cider d’y aller en septembre 2018 ! Je n’avais absolument aucun prĂ©jugĂ© et je n’avais aucune idĂ©e des paysages qu’on pouvait y trouver, de la gastronomie, des monuments, de l’histoire du pays. Et pour faciliter la totale dĂ©couverte, il y avait vraiment trĂšs peu de ressources pour prĂ©parer ce voyage, que ce soit en termes de guide de voyage papier, francophone ou pas, ou bien d’articles de blog. Il y a eu Ă©videmment beaucoup d’interrogations des proches : pourquoi l’Albanie ? Vous n’avez pas peur ? (j’y suis allĂ©e en couple) Pourquoi ne pas choisir une destination plus tranquille pour des vacances d’une semaine ? Etc. Une fois sur place, tout n’était que pure dĂ©couverte et aventure. Je partais d’une toile blanche oĂč chaque moment, chaque lieu, chaque nouvelle information, venait laisser sa trace, sans ĂȘtre confrontĂ© Ă  une idĂ©e prĂ©conçue.

L’autre raison, c’est tout ce que ce pays m’a appris, sur lui (son histoire Ă  la fois passionnante et si mĂ©connue, ses paysages diversifiĂ©s pour un si petit territoire, sa gastronomie, la gentillesse des habitants
) mais aussi sur moi-mĂȘme (ma capacitĂ© de lĂącher prise, de rĂ©activitĂ© et d’adaptation).

Ce voyage n’a durĂ© qu’une semaine, mais c’était intense, et sĂ»rement pas ma derniĂšre fois en Albanie ! Si ça vous intĂ©resse, allez lire mes premiĂšres impressions sur l’Albanie plus en dĂ©tail đŸ€—.

Ton anecdote qui illustre ce voyage ?

Heureusement que j’ai minutieusement tenu un carnet de voyage pendant tout le sĂ©jour pour rĂ©pondre Ă  cette question hahaha, mais Ă  sa lecture, choisir une seule histoire de voyageur n’est pas chose facile. Voyons voir


Dans chaque histoire que nous avions lue sur l’Albanie, nous avions bien notĂ© que la conduite y est plutĂŽt
 sportive et alĂ©atoire. Nos premiers kilomĂštres en voiture nous l’ont trĂšs largement confirmĂ© !

Les gens ne respectent pas les vitesses maximales, soit. Par contre, d’oĂč sort ce camion qui prend une bretelle de pseudo-autoroute en sens inverse ? Ou bien sommes-nous en sens inverse nous-mĂȘmes ?! Que nenni ! Et ce n’était que le dĂ©but. Sens interdits, voitures garĂ©es en plein milieu de la voie, piĂ©tons et charrettes le long voire sur les voies d’autoroutes, des coups de klaxons Ă  la place des clignotants
 On pensait honnĂȘtement avoir tout vu en deux jours, mais c’était sans compter sur Google Maps, dont les cartes n’étaient pas Ă  jour en Albanie. Pour faire court, Google a voulu nous faire traverser champs et immeubles, rien que ça. Et le pire, c’est que le dernier soir, nous avons vraiment failli encastrer la voiture dans le hall d’un immeuble, en nous disant que ça devait passer puisque Google nous demandait de passer par lĂ . 

Notre conclusion : toujours suivre son intuition (et non pas Google), ĂȘtre rĂ©actif, et surtout avoir un bon pilote parmi les voyageurs !

đŸ‡źđŸ‡© Survoler le monde : histoire de couple voyageur

Iris et Brandon baroudent ensemble depuis une dizaine d’annĂ©es. En tant que couple de voyageurs paresseux, nous Ă©tions curieux d’Ă©couter leur tĂ©moignage et leur rapport au voyage en couple. En effet, si sur Instagram on vous partage les meilleures photos, voyager Ă  deux ce n’est pas que des moments roses ! C’est parfois s’embrouiller parce que l’un Ă  oublier le pic nic sur un banc et qu’on est au milieu de nulle part..  Alors, apprenons en plus sur Survoler le Monde !

A nous 4 ! Quelle est votre définition du voyage ?

Iris et Brandon racontent leur histoire de voyageur

La définition du voyage est propre à chaque personne, à sa personnalité et son histoire.

Pour nous qui sommes en couple depuis plus de dix ans, voyager c’est partager des expĂ©riences uniques et vivre des sensations fortes avec l’autre. Chaque voyage vient renforcer notre relation car il nous apprend Ă  dĂ©couvrir encore des aspects de l’autre qu’on n’a pas forcĂ©ment l’occasion de voir au quotidien mais qui se rĂ©vĂšlent dans les voyages.

Et votre destination favorite alors ?

De toutes les destinations que l’on a pu faire, notre coin favori reste Bali. 

Cet archipel situĂ© dans l’ocĂ©an Indien nous a totalement sĂ©duits et on se verrait bien y vivre. Ce qui nous a, en premier, sĂ©duit, ce sont les bonnes vibrations qui se dĂ©gagent de cette Ăźle et de ses habitants. On se sent tout de suite bien accueilli. 

Puis, la deuxiĂšme chose qui nous plait Ă  Bali c’est l’ambiance locale. Peu importe oĂč tu dĂ©cides de te poser durant ton sĂ©jour, tu pourras admirer de jolies riziĂšres, des balinaises en tenues traditionnelles ou encore croiser les locaux sur leur moto transportant leur course ou des objets improbables. On a mĂȘme croisĂ© Ă  plusieurs reprises des Balinais qui transportaient Ă  la fois leurs courses, un autre passager et leurs chiens sur une seule moto ! Ils ne se prennent pas la tĂȘte les Balinais 😃

Enfin, comme Ă©voquĂ© au dessus, Ă  Bali, il y a beaucoup de choses Ă  dĂ©couvrir ! Amoureux de la cuisine, de l’histoire, de la nature
 Chacun y trouve son compte comme vous pouvez le lire dans notre guide Ă  Bali (blog non disponible). Visite de sanctuaire, dĂ©couverte de volcans, initiation Ă  la purification balinaise.. beaucoup de choses Ă  explorer mais aussi des endroits pour se reposer et profiter du temps qui passe. 

Qu'est ce qui illustre votre voyage que vous partageriez avec les lecteurs ?

L’histoire de voyageur que l’on va vous raconter, c’est la journĂ©e que l’on a passĂ©e dans les riziĂšres de Bukit Asah avec un guide local.

Cette journée a été trÚs enrichissante car elle nous a beaucoup appris sur le mode de vie des habitants. Par exemple, on a pu observer que les Balinais cultivent essentiellement du riz, du  maïs, du piment, des arbres fruitiers.

L’agriculture est traditionnelle, nous n’avons pas croisĂ© une seule machine, seulement des hommes assez ĂągĂ©s qui travaillaient. AprĂšs la visite des champs, notre guide nous emmĂšne Ă  la rencontre d’une famille de pĂȘcheurs qui tient un petit restaurant sur la plage de Virgin Beach. C’est un restaurant trĂšs modeste, trĂšs loin des restos branchĂ©s d’Ubud mais c’est pourtant lĂ  que l’on a mangĂ© l’un de nos meilleurs repas. C’est ce genre d’expĂ©rience que l’on aime vivre lors de nos voyages : rencontrer les locaux, voir leur façon de vivre (sans ĂȘtre intrusif) et s’éloigner des clichĂ©s que connaissent certaines destinations.

On espĂšre que notre histoire vous aura plu et qu’il vous aura donnĂ© pourquoi pas une destination de plus Ă  ajouter Ă  votre wishlist ! On a partagĂ© des photos de notre voyage Ă  Bali sur notre Instagram, venez y jeter un oeil pour dĂ©couvrir de bonnes adresses.

Les Paresseux Curieux reprenne l’antenne pour vous dire un dernier mot ! On espĂšre que ce nouveau format vous aura plu. N’hĂ©sitez pas Ă  continuer de rĂȘver Ă  d’autres voyages grĂące Ă  ces diffĂ©rents articles mais aussi grĂące Ă  nos guides, en Europe, en France ou ailleurs 😘.

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2 Comments

  1. J’adore la vision du voyage de Mai, pleine de curiositĂ© et d’admiration des choses de ce monde ! ❀ Et +1 pour la morale « toujours suivre son instinct et pas Googlé » 😂

    • Une copine d’Alexandre de longue date !!
      On est d’accord aussi, Google est un ami fou qui fait prendre des chemins adaptĂ©s aux chĂšvres :O


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