Nul besoin de tourner autour du pot, tout le monde se souvient de ses cours d’histoire au lycée sur la seconde guerre mondiale. Nagasaki est effectivement surtout connu pour avoir été le point d’impact de la deuxième frappe mondial d’une bombe atomique sur le sol avec Hiroshima au Japon. Plus de 70 000 morts et une ville rasée de la carte ont façonné la ville d’aujourd’hui. Le message de paix, d’espoir et de résilience de Nagasaki est si fort qu’il se lit dans toute la ville. Dans ce article, on vous propose 5 lieux à faire à Nagasaki au Japon pour se souvenir de la bombe atomique du 9 Aout 1945.
Cet article peut contenir des liens affiliés. Quand vous réservez un hôtel, un restaurant ou une activité via ce lien, nous touchons une petite commission de la part de l’annonceur, sans frais supplémentaires de votre côté 🙂.
Vous prévoyez un voyage sur l’île de Kyushu ? On vous invite à jeter un œil à notre itinéraire pour découvrir notre article dédié.
L’Atomic Bomb Museum de Nagasaki au Japon
De toute notre visite à Nagasaki, c’est l’endroit qui nous a le plus retourné. Vous vous en doutez, c’est un musée qui retrace l’histoire de la bombe A qui frappa Nagasaki le 9 août 1945. Ce n’est pas un musée tendre, on ne vous le cache pas, à l’image des conséquences atroces de cet évènement.
Pour avoir fait le musée d’Hiroshima sur la bombe Atomique et celui de Nagasaki, on doit dire que l’on a préféré celui de Nagasaki car nous avons trouvé l’approche plus positive, pleine d’espoir et se conclut par un message de paix qui nous a beaucoup touché.
Qu’est ce que le musée raconte ? D’une manière très pédagogique et interactive, les différentes salles racontent le contexte géopolitique de l’époque, le déroulement des évènements mais aussi naturellement les dégâts sur le court, moyen et long terme. Quelques notes scientifiques étaient les bienvenues pour mieux comprendre le pourquoi du comment, et ça Mimi en est très friand.
4 salles avec films, objets, maquettes, reconstitution de la bombe atomique Fat Man aident à comprendre les dommages colossaux fait par bombardement. On ressort du musée chamboulé émotionnellement, c’est une certitude, mais avec la responsabilité de transmettre au monde la mémoire et le message de paix porté par Nagasaki : “plus jamais”.
Architecturalement parlant, le musée de la bombe atomique est superbement réalisé. Toujours dans ce style japonais minimaliste où le béton joue habilement avec les courbes et les lignes de fuite.
Le Peace Park à Nagasaki au Japon
Deuxième arrêt de notre tour de Nagasaki au travers du prisme de la bombe atomique, le peace park. Un incontournable de la ville à faire mais aussi un lieu très agréable.
Le Nagasaki Peace Park, établi en 1955 sur une colline au-dessus de l’hypocentre de l’explosion atomique, est un lieu de mémoire poignant. Il se compose de deux monuments principaux :
- la Peace Statue de 9,7 mètres de haut créée par le sculpteur Seibo Kitamura. La main droite levée pointe vers le ciel pour signifier la menace nucléaire, tandis que le bras gauche étendu horizontalement représente la paix éternelle;
- et ensuite la Fontaine de la Paix, construite en 1969, qui rend hommage aux victimes mortes en cherchant désespérément de l’eau après l’explosion.
Il faut garder en tête que l’explosion de la bombe A à Nagasaki à d’abord brûlé tout sur son passage. L’eau s’est ainsi complètement évaporée et a rendu cet élément encore plus précieux.
L’autre particularité de ce parc est d’avoir disposé un peu partout des œuvres d’art données par différents pays afin de contribuer eux aussi à ce message de paix. Le dernier en date est “Tree of Life : Gift of Peace” envoyé par l’Australie en 2016.
Chaque année, le 9 août, jour anniversaire du bombardement atomique, une cérémonie commémorative de la paix a lieu devant la statue et le maire de Nagasaki délivre une déclaration de paix au monde.
L'Hypocenter Park à Nagasaki au Japon
L’Hypocenter Park est un autre élément témoin du passage de la bombe A à Nagasaki au Japon. Cela marque l’épicentre exact de l’explosion atomique du 9 août 1945 à 11h02, là où la bombe a explosé à 500 mètres d’altitude au-dessus du quartier de Matsuyama.
Un monolithe noir a été érigé en 1968 pour marquer le point zéro, entouré de cercles concentriques représentant la propagation du souffle. Juste à côté et légèrement en contrebas sont conservés sous la surface du sol des débris pétrifiés : tuiles cassées, briques et morceaux de verre laissés intacts depuis l’explosion pour témoigner de sa force destructrice.
Plusieurs groupes scolaires visitaient les lieux ce jour-là. Une visite solennelle et respectueuse où une gerbe de grues en origami fut suspendue près du monument. Un des vestiges les plus impressionnants sont les restes de la cathédrale d’Urakami (anciennement la plus grande église d’Asie). Elle était (et est toujours) située à 500 mètres de l’épicentre mais le mur de briques toujours debout a été transporté ici. La face totalement calcinée témoigne encore de l’intensité de la déflagration.
Nagasaki National Peace Memorial Hall
S’ il y a bien un lieu à Nagasaki où le silence est de rigueur, c’est ici. Le Nagasaki National Peace Memorial Hall se situe juste à côté du Musée de la Bombe Atomique tant et si bien que les deux sont inter-connectés.
Le design et l’architecture de cette salle au très haut plafond conçu par Akira Kuryu est superbe. Minimaliste mais on en demande pas plus pour honorer les plus de 200 000 victimes enregistrées. Le design implique 12 piliers de lumière qui symbolisent l’espoir de paix, s’élevant de la salle.
Au fond, des étagères remplies de registres avec les noms des défunts. Ces derniers sont continuellement mis à jour avec les nouvelles victimes.
Le bâtiment comprend aussi un toit terrasse dont un bassin d’eau sculpté qui commémore la soif insoutenable des victimes qui imploraient de l’eau dans leurs derniers instants. Le bassin se transforme la nuit avec les 70 000 lumières à fibre optique qui scintillent à la surface de l’eau. Ce nombre n’est pas laissé au hasard puisqu’il s’agit d’une estimation du nombre de victimes ce triste jour d’Août 1945.
La cathédrale d'Urakami : message de paix et d’espoir
Vous rappelez vous des vestiges de la plus grande cathédrale d’Asie à l’époque dans le parc de l’épicentre ? Et bien, c’est ici qu’elle se trouvait à l’époque et se trouve toujours aujourd’hui.
La cathédrale fut reconstruite en béton en 1959 puis restaurée avec des briques en 1980. Un symbole important pour le christianisme qui fut longtemps persécuté sous différents shogunat. Cette part de l’Histoire est très bien expliquée par ce blog de voyage que nous vous conseillons de visiter.
Ce qui en fait un message d’espoir et de paix se passe plus près d’aujourd’hui. Le 9 Aout 2025, 80 ans après l’explosion de la bombe atomique, la cloche de la cathédrale Urakami a sonné à nouveau. En effet, une des deux cloches fut complètement détruite et la tour gauche vide depuis. Une campagne de financement a été lancée pour rétablir cet élément manquant.
Le Sanno Shrine Torii : le torri à une jambe
À 800 mètres de l’épicentre, le Sanno Shrine abrite l’un des symboles les plus curieux de Nagasaki : un torii qui ne tient plus que sur un seul pilier. Le 9 août 1945, la déflagration de la bombe atomique a soufflé le pilier nord de ce portail sacré en granit, emportant avec lui la moitié de la poutre supérieure. L’autre pilier ? Il a survécu. Légèrement tordu quand même mais toujours debout. Comme un pied-de-nez à la destruction, ce torii bancal continue de monter la garde sur le chemin du sanctuaire.
La ville de Nagasaki a fait le choix de le laisser tel quel. Pas de reconstruction, pas d’artifice, juste ce pilier solitaire brut témoin de l’histoire..
Juste à côté, les restes du pilier effondré reposent au sol.
Le temple Sannō-jinja
Le Sanno Shrine Torii fait finalement partie du temple de Sanno Jinja puisqu’il marque le début du sanctuaire. Un lieu de culte très apaisant au milieu de ce quartier résidentiel.
Ici, ce n’est pas du minéral qui fait preuve de résilience mais du végétal. Soufflé par l’explosion en 1945, il ne reste rien du temple sinon deux camphriers géants qui gardent encore fièrement l’entrée du temple. On estime qu’ils ont entre 500 et 600 ans mais au delà de leur impressionnante longévité, c’est qu’ils ont encaissé le choc de la déflagration de plein fouet.
Un tiers de leurs troncs ont été soufflés, le reste calciné jusqu’à devenir noir charbon. Les habitants étaient persuadés qu’ils avaient succombé mais deux mois plus tard de nouveaux bourgeons ont commencé à pointer. Contre toute attente, la vie revenait. Un message d’espoir.
Des analyses menées dans les années 1990 ont révélé que les camphriers du Sannō-jinja portent des mutations génétiques causées par les radiations. Ces arbres ne sont pas seulement des témoins historiques, ce sont aussi des archives vivantes de l’impact biologique de la bombe atomique. Le sanctuaire distribue d’ailleurs des amulettes appelées « Daikusu-mamori » (littéralement « protection de la force vitale du grand camphrier »), en hommage à la résilience de ces géants. Un petit bout d’espoir à ramener avec soi.
Les ruines de l’école élémentaire Shiroyama après la bombe A à Nagasaki au Japon
Un autre exemple poignant des dégâts causés par la bombe atomique en 1945 de Nagasaki au Japon.
Située à seulement 500 mètres de l’hypocentre, l’école élémentaire Shiroyama était un bâtiment moderne construit en béton armé construit en 1923. C’était aussi la plus proche de l’explosion, tuant instantanément plus de 1 400 enfants, enseignants et employés de l’usine d’armement Mitsubishi qui occupait les étages supérieurs.
Lors de la destruction en 1980, la tour d’escalier du bâtiment nord a été préservée comme vestige, avec ses blocs de bois encastrés dans le béton qui restent calcinés comme témoignage des températures extrêmes. Nagasaki brille encore une fois par sa résilience puisque l’école est toujours en activité aujourd’hui. A l’intérieur, le Shiroyama Peace Memorial Hall a été créé à l’initiative des élèves eux-mêmes en 2011. Une exposition permanente dévoile des photos prises sur le moment par un photographe militaire.
L’histoire la plus émouvante : Kayoko Hayashi, qui voulait devenir enseignante et aimait les fleurs, est morte dans l’explosion. Sa mère a planté 50 cerisiers en sa mémoire, appelés « Kayokozakura« . Six survivent encore aujourd’hui et fleurissent chaque année comme symbole d’espoir.
📍 Epingle nos 5 lieux pour se souvenir de la bombe atomique à Nagasaki !




No comment yet, add your voice below!