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Les Mimistoires : à la découverte des iles flottantes d’Uros, au Pérou
Amérique du Sud, Destinations, Pérou

Les Mimistoires : à la découverte des iles flottantes d’Uros, au Pérou

De son petit surnom mignon “les îles dorées”, les iles flottantes d’Uros abaissent leur timonerie pour nous accueillir à bord pour cette nouvelle étape au Pérou. Ancrés à plus de 3800 m d’altitude sur le lac Titicaca, Puno et les iles Uros sont une destination très touristique et prisée. On décide donc de la découvrir un peu hors des sentiers battus, en logeant plusieurs nuits chez l’habitant, sur une île en roseaux. On vous raconte nos 3 jours sur la “Isla Quechua” avec Nicanor et sa famille où les balsas, la truite et la milanesa de pollo ont rythmé nos journées.

🏝 Les iles Uros : des maisons mi-île, mi-bateau

Une petite présentation s’impose pour ne pas confondre Uros avec un Dieu Grecque. 6 km au large de la terre ferme de Puno se trouve Uros, des iles artificielles sur le lac Titicaca construites entièrement avec de la “totora”, une espèce locale de roseau très présente sur le lac lui-même. Si la communauté des “gens du lac” a pris le large depuis le 13 ème siècle pour échapper aux Incas, ces îles sont aujourd’hui utilisées à des fins touristiques.

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L’Histoire raconte que pour échapper à la persécution Inca, le peuple d’Uros s’enfuit sur des embarcations qu’ils avaient élaboré en totora. Par la suite, ils les attachèrent ensemble et à force du temps, cela devint de petits îlots !

Plus de 2000 habitants créent et entretiennent les 90 iles sur lesquelles les familles résident. Si bien qu’on y trouve des supérettes, église, musée et école, flottantes bien sûr ! Des couches de roseaux appelées Khili sont fréquemment ajoutées pour agrandir ou consolider la base. On vous parlera des techniques très intéressantes et atypiques de constructions de ces îles artificielles au fil de l’article.

Jusqu’en 1950, la communauté des “fils du soleil” avaient leur propre langue (l’uruquilla) et leur propre culture. Ils ont lentement rejoint la culture Aymara s’appropriant aussi la langue du même nom.

❤ Comment visiter les iles du Lac Titicaca ?

Sur le lac Titicaca côté Péruvien, de multiples concurrents sont présents sur la ligne de départ. 

Permettez-nous d’en disqualifier un d’entrée de jeu, au vu des échos que l’on en a eu : le tour d’une journée sur les iles Uros depuis Puno. Attrape touriste, cher, peu authentique, nous n’en avons jamais entendu du bien. Aussi, compte tenu du temps passé en bus pour atteindre Puno, on ne trouve pas ça très intéressant de n’y aller que pour un tour en bateau d’une journée.

Le lac Titicaca est-il un incontournable d’un voyage au Pérou ? La question nous semble importante, tant nous avons hésité à y aller. Notre avis ? Si vous avez le temps d’y passer 2-3 jours et l’énergie pour les interminables heures de bus, foncez. Si c’est pour faire un crochet dans le cadre d’un voyage de 2 ou 3 semaines, passez votre chemin. Il nous semble plus judicieux de consacrer plus de temps à Cusco, Huaraz ou Arequipa sauf si vous avez placé “Naviguer sur le lac Titicaca” dans le top 3 de votre liste des choses à faire dans le monde.

Le conseil des Paresseux Curieux : oubliez Puno et son chaos pour loger sur les iles Uros. Une expérience curieuse et intéressante en immersion dans une famille sur une île flottante en totora.

On vous raconte notre expérience chez l’habitant sur les iles Uros. Sachez que vous pouvez aussi loger à Lachon ou Taquile ! On vous conseille quoiqu’il en soit de découvrir le lac en étant chez les locaux. Vous allez voir, ça en vaut la peine !

👓 La question de l’authenticité

Il nous semblait important de traiter ce point dans cet article tant nous avons eu de mauvais retours sur le tourisme pratiqué sur cette partie du Pérou. Effectivement, le mode de vie présenté au touriste de passage est un peu édulcoré.

Les habitants ne se baladent pas quotidiennement en balsas, ces étranges embarcations colorées en roseaux dont la proue prend la forme d’un puma. Les habitants ne passent plus leur journée à pêcher et tailler des roseaux. Ce n’est pas non plus une communauté en marge de la société. Oui, ils ont aussi de l’électricité, de l’eau chaude, un téléphone et internet, comme nous, et des bateaux à moteur. 

Nous posons cette question : sommes-nous en droit de leur demander de vivre “comme avant” par souci d’authenticité ? N’ont-ils pas, eux aussi, droit à l’accès à un certain niveau de confort, ou plutôt à une vie moins précaire ? 

Comme nous l’a expliqué Nicanor notre hôte, le tourisme, c’est l’occasion pour eux de développer une nouvelle source de revenus. Cela est d’autant plus important qu’ils font face à des changements néfastes à l’écosystème du lac Titicaca : moins de biodiversité, des lentilles d’eau qui colonisent le lac.. 

Vous voulez plus d’authenticité ? Soutenez la population locale, logez chez l’habitant, passez plus de 2 jours à leur côté et intéressez-vous à leur culture qu’ils essaient de faire perdurer. Nous dirons que nous avons parfois le tourisme que l’on mérite et lorsqu’on fait un tour d’une après-midi, on ne peut exiger une expérience authentique. Maintenant, on vous raconte notre expérience, que nous avons trouvé enrichissante, et on espère que cela vous donnera envie de faire de même pour découvrir les iles flottantes d’Uros.

🔥 Notre expérience sur les iles flottantes d’Uros

Nous étions logés chez Nicador et sa famille. Ils ont construit leur propre île et des petites cabanes à un prix très abordable. C’est sur Airbnb que nous avons trouvé cette pépite, pour moins de 12€ la nuit ! Le logement était simple mais avec une vue splendide sur le lac Titicaca. Bien que simple, notons que c’est la douche la plus chaude qu’on aie prise pendant tout notre voyage au Pérou (1 mois et demi quand même). Les repas ont aussi été pris sur l’île Quechua, car une fois sur l’île on ne se déplace peu si ce n’est pour faire des activités. On vous donne à la fin le budget global pour visiter les iles Uros ainsi que l’île de Taquile.

Arrivée à Puno et embarquement

Nous arrivons, aussi frais qu’un poisson qui a passé 3 jours en plein soleil, à 5h du matin à Puno depuis Arequipa. Heureusement le lever de soleil sur le lac Titicaca nous réveille en douceur. Ensuite, il est temps de prendre un taxi et négocier son prix. Un bel échauffement. Enfin nous rejoignons un embarcadère où nous attend Nicanor, notre hôte. On ne le remerciera jamais assez d’être venu nous chercher si tôt le matin, ce qui nous a évité d’attendre dans un terminal froid comme la mort un jour de grève. 

On embarque dans son petit bateau et déjà, l’ambiance du lac est fabuleuse. Nous sommes seuls au milieu des roseaux, quelques canards qui s’éveillent et le doux bruit du bateau glissant sur l’eau..

En passant par l’accès des locaux, nous n’avons pas payé la taxe d’entrée aux îies flottantes qui est de 2,5 soles (moins de 1€).

Premier pas sur l’ile Quechua

Qu’est ce que ça fait de marcher sur une île flottante faite exclusivement de couches de roseaux ?

C’est une sensation assez étrange. Chaque pas, c’est tourner la roue de la chance pour savoir si on va s’enfoncer plus ou moins profondément. Cela rend la démarche très rebondissement proche de celle d’un astronaute marchant sur la lune ou lorsqu’on traverse un pont suspendu en bois. En fait, c’est presque la sensation d’être sur un matelas d’eau ou de se déplacer dans des infrastructures gonflables pour enfants.

Sur les bords de l’eau, les couches de roseaux sont plus fines et vous avez plus de chance de vous mouiller les pieds !

La vue sur les 190 km du lac d’eau douce depuis notre chambre est splendide. Au loin, quelques balsas se déplacent. Quelle est donc cette étrange embarcation colorée à tête de pumas ?

Un partage du quotidien des habitants à 3800m d’altitude

Nous avons donc vécu au rythme du lac navigable le plus haut du monde pendant 3 jours. Des moments de partage avec Nicanor et ses enfants qui nous ont impressionnés ! 

L’accès à l’éducation n’est pas simple, encore plus depuis la pandémie. Tous les matins, nous entendions la petite Geraline, 11 ans, suivre ses cours en distanciel depuis le téléphone familial. Il y a quelques écoles flottantes sur les iles mais souvent, les enfants vont sur “le continent” pour continuer après l’école primaire et avoir plus d’opportunités. Nous avons particulièrement aimé ces moments en sa compagnie, notamment quand elle est tombée sur notre carnet de voyage et a essayé d’en lire les pages en français ! On garde d’ailleurs toujours le marque page que nous avons dessiné ensemble.

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Qui dit école dit ramassage scolaire. Il y a donc effectivement un bateau scolaire qui fait le ramassage des enfants le matin et le soir

Chaque soir et le midi lorsque nous sommes pas ailleurs, Nicanor nous cuisine le repas. Truite ou poulet à la milanaise, toujours frais ! Pour notre dernier jour, nous avons demandé si nous pouvions revêtir les habits traditionnels que les femmes et hommes portent au quotidien pour prendre quelques photos. Ils sont tous ravis de nous en amener plusieurs exemplaires pour que l’on essaie plein de couleurs ! Le plus petit viendra même poser avec nous sur les photos.

Les habitants des iles Uros parlent l’Aymara, mais aussi l’espagnol. Merci à eux d’avoir partagé leur quotidien avec nous.

Les iles flottantes d’Uros par un local

Comme précisé plus haut, il est possible de faire une visite en une journée des iles flottantes depuis Puno. En général, cette dernière commence tôt le matin. Vous l’avez compris, après ce bus de nuit de l’enfer, nous avons pris le chemin de notre lit en arrivant pour prendre quelques heures de repos ! C’est à 14h que nous partons découvrir les iles flottantes avec Nicanor sur son petit bateau à moteur.

Découverte de la totora

Un canal après l’autre, nous nous enfonçons dans le labyrinthe que forment les roseaux. Quand soudain, il se met à foncer droit sur des totoras fraîches afin d’immobiliser l’embarcation. La totora qu’est ce que c’est ? Cette herbacée provient de la famille du roseau. La plante pullule sur le lac Titicaca et sert à absolument tout ! 

On s’essaie à la coupe de roseaux armé d’un bâton où un couteau est noué à une extrémité. Verdict : les roseaux n’ont rien à craindre. On a pas encore le coup de main et si on devait fabriquer une île, cela prendrait des années.

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La totora pousse à profusion sur le lac Titicaca. Elle grandit jusqu’à 100 cm tous les 4 mois et peut atteindre 2 à 6 mètres de hauteur. Pour assurer une belle repousse, on dit qu’il vaut mieux couper à la pleine lune. Ce jonc est si présent qu’il bouche totalement la vue aux alentours des iles Uros. En plus d’être disponible en quantité sans risque de pénurie, la totora permet de fabriquer énormément de choses.

Puis, Nicanor (qui lui en ramasse des poignées entières) nous invite à le goûter. Oui oui le goûter ! Surpris, nous mangeons la partie blanche de l’extrémité immergée du jonc. Un petit goût de cœur de palmier, plutôt tendre et fibreux, malheureusement pas de quoi bousculer les prochaines saisons de Top Chef. On apprend que la totora sert à construire les iles, les habitations et le mobilier mais on peut aussi le cuisiner et en faire de la bière !

La fabrication des iles flottantes d'Uros

Petit point Histoire : personne ne sait exactement pourquoi les habitants du lac Titicaca ont construit des iles flottantes. L’hypothèse la plus probable serait qu’ils aient cherché à fuir un conflit ou une grande sécheresse.

Si on peut visiter les iles d’Uros, il existe d’autres villages flottants qui sont plus traditionnels et retirés dans le Lac Titicaca. C’est de cet autre village flottant que vient Nicanor. Cependant, il a choisi de se rapprocher du « continent » pour avoir une vie plus simple, avec plus d’opportunités de revenus et de facilités de vie pour sa famille. Dans la région, plus de 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le tourisme est une opportunité importante de développement.

Chaque île est construite avec des couches de roseaux. On peut en empiler entre 30 et 50 couches qu’il faut renouveler plusieurs fois par an. Attention, cela ne dure pas pour toujours, elle doit être reconstruite tous les 30 ans. Une famille vit sur plusieurs îlots attachés les uns aux autres. Lorsqu’une génération souhaite un peu plus d’indépendance, ils scient littéralement l’île pour en former deux parties ! L’expression “couper le cordon” n’a jamais aussi bien porté son nom.

Attention, si vous vous lancez dans la construction de votre propre île en totora, n’oubliez pas d’enfoncer des poteaux en eucalyptus et de l’y arrimer. Sans quoi, elle pourrait bien finir à dériver au milieu du lac !

La totora : aussi une œuvre d’art !

Nous visiterons aussi un petit musée local présentant des sculptures en totora. Ils utilisent des teintures naturelles pour reproduire les pelages des animaux ou le plumage des oiseaux. Ce matériau flexible permet de reproduire de nombreuses courbes. C’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la faune et la flore du lac. D’ailleurs, voici deux informations curieuses qui nous ont marqué : 

  • le lac Titicaca est en forme de puma qui chasse un chinchilla vu du ciel. D’ailleurs la prononciation exact serait “Titijaya” signifiant “Puma de Pierre”;
  • comme au Lac Atitlan au Guatemala,; des Américains ont introduit des espèces de poissons pour assouvir leur envie de pêche, mais ils ont fini par manger la plupart des espèces endémiques du lac ;
  • la truite est une espèce très présente, c’est d’ailleurs un plat que l’on retrouve très fréquemment sur la carte des restaurants;
  • la frontière naturelle avec la Bolivie se trouve au milieu du lac;
  • c’est le lac navigable le plus haut du monde. 1125 km de cote quand même !
  • une des légendes raconte que le dieu du Soleil y serait né. C’est lui-même qui aurait engendré le premier Empereur Inca, Manco Capac. Cela serait, entre autres, le berceau de la naissance de l’Empire Inca.

Un petit tour en balsas et puis s’en va !

Pour conclure cette belle première journée, Nicanor nous amène chez un de ses voisins pour que nous puissions faire un tour de balsa, ces drôles de bateaux eux aussi fabriqués en totora et ornés de têtes de puma. Ce type de construction a une durée de vie de 2 ans et sont principalement utilisés pour faire une balade aux touristes aujourd’hui. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut faire un câlin à un puma en sortant indemne de cette embrassade.

Notons qu’il en existe des petits modèles en roseaux, plus proches d’un kayak, qui sont encore utilisés pour transporter les marchandises ou faire des activités nautiques!

Pour ce tour complet, balsas incluses, nous avons payé 40 soles chacun (soit 10€) à Nicanor directement.

🧶 A la découverte d’une autre ile : Taquile

Le lendemain, nous partons pour Taquile, une île voisine cette fois-ci faite de terre (une île classique comme d’habitude quoi) ! A 45 km de Puno, il faut environ 1h en speed boat pour la rejoindre. Pendant la colonisation, c’était une prison espagnole mais aujourd’hui, elle est redevenue la propriété des 2000 habitants qui l’habitent.

Nous avons payé 150 soles pour deux (soit 32€) pour la journée, transport et déjeuner inclus. La sortie se fait en groupe (moins de 10) jusqu’au repas pour avoir quelques explications du guide. La suite se fait en autonomie. On n’a pas eu l’impression d’être un troupeau de moutons baladés, chacun allait à son rythme avec deux moment de rendez-vous : pour manger le midi, et repartir.

Il n’y a pas de route, pas de voiture. Au programme, un passage par le village et pour notre plus grand bonheur : un tour de l’île en marchant ! Il n’y a pas d’hôtel non plus : si vous voulez y dormir, ce sera chez l’habitant (il y a des annonces aussi sur Airbnb). Beaucoup de touristes prennent le tour à la journée, nous pensons que dormir une nuit sur place est une belle expérience.

Une ville connue pour son artisanat

La spécialité de Taquile, c’est le tissage. Loin des boutiques blindées de Cusco, on peut acheter les créations de la communauté auprès de la coopérative du village, située sur la place principale. La qualité du tissu n’a rien à voir avec ce que l’on trouve sur le continent et nous avons craqué pour un petit chapeau à 30 soles (10€). 

Les costumes traditionnels sont toujours portés par les habitants. Les chefs de famille sont identifiés par la couleur de leur chapeau par exemple. Aussi, les enfants apprennent à tisser dès l’âge de 10 ans, allant parfois jusqu’à manier 5 aiguilles en même temps. Nous avons eu une démonstration et c’était hyper impressionnant autant sur la technique que la finesse du travail

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L’apprentissage se fait en regardant et en imitant. On commence à entre 5 et 6 avec des épines de cactus pour faire leur premier tissage, un chollo blanc. Sur l’île, il y a une école d’art textile pour faire perdurer cette tradition ancestrale.

Comment choisir son mari ? Juger ses talents de tisserand ! Sur l’île, c’est une affaire d’homme même s’ il y a aussi certaines femmes qui pratiquent cet art en plus du filage de la laine. Un bon tissage doit être si serré qu’en retournant le bonnet on peut transporter de l’eau avec. Pour en savoir plus sur cette technique ancestrale, cet article de Andina.pe est super !

Tenues et traditions de Taquile

Comme dans chaque région au Pérou, le chapeau n’est pas un accessoire mais a une véritable signification. Etat civile, âge, rêves ou ambitions, sur l’île de Taquile, par exemple les personnes importantes portent un veston noir et un chapeau en feutre noir. C’est aussi la première fois que nous voyons l’usage de ce chullo (chapeau) ressemblant à un bonnet andin plat avec des oreillettes.

Un chullo blanc et rouge signifie que vous êtes marié. Tandis qu’un uni représente un cœur à prendre ! Les femmes mariées sont toutes vêtues de noir suite à une mauvaise compréhension des tenues de deuil portées par les veuves des conquistadors.

La région pratique aussi le “Sirvinacuy” où il est coutume de cohabiter ensemble un certain temps (pouvant aller jusqu’à 10 ans) avant le mariage et savoir si le duo fonctionne. Si oui, le mariage a lieu, sinon, chacun repart de son côté et cherche un partenaire parmi les îles du lac Titicaca. S’il y a mariage c’est la fête pendant plusieurs jours ! Un coût économique qui n’est permis que les années où la Pachamama est contente (aka les récoltes sont bonnes). Fait curieux, les deux mariés n’ont pas le droit de manger pendant la célébration.

Des paysages sublimes

Pour arriver au village en débarquant du bateau, il faut un bon 20/30 minutes de montée abrupte. A presque 4000 mètres d’altitude, cela peut représenter un bel effort pour certains.

Pour la suite, la randonnée qui traverse l’île est très simple. On avance sur un petit chemin pavé, en passant sous les différentes portes du soleil. Devant nous, le bleu du lac et des terrasses agricoles à flanc de colline. Un décor digne des plus belles îles des Cyclades. La plupart des habitants sont agriculteurs et cultivent pomme de terre, maïs, haricots et orge.

Le syncrétisme religieux est encore très présent à Taquile. Si la majorité des habitants sont considérés comme catholique, les croyances ancestrales sont encore très présentes. La Pachamama a par exemple un rôle très important dans les récoltes, avec de nombreuses offrandes pendant l’année. On retrouve le symbole de la Pachamama un peu partout dans la ville.

Une journée sous le soleil que nous avons beaucoup apprécié. Comme une impression de moments suspendus, Taquile est une bulle en altitude. On recommande fortement d’y passer la journée (ou une nuit) si vous visitez les iles flottantes d’Uros.

🚌 Comment aller à Puno pour visiter le lac Titicaca et les iles Uros?

Comme c’est un pôle économique, culturel et touristique important pour le Pérou, il n’est pas difficile de se rendre à Puno, que ce soit depuis Cusco, Arequipa ou même la Bolivie, pays voisin. 

Voici les trajets, la durée et les prix par personne pour vous simplifier la vie des petits curieux : 

  • Cusco-Puno : 7h30 de trajet, entre 50 et 80 soles (12-16€) ;
  • Arequipa-Puno : 7h de trajet, entre 40 et 90 soles (10-17€). Nous vous recommandons la compagnie Cruz del Sur pour cette ligne;
  • Bolivie-Puno : 6-8h de trajet (ah les routes boliviennes..), entre 110 et 150 soles (26-32€).

Notre conseil ? Plutôt acheter son ticket au guichet de la compagnie de bus. Cela vous permet de voir la qualité de la flotte et d’avoir un meilleur prix. Un conseil, optez pour un bus confortable de type 180° Excluciva pour quelques euros de plus. Top confort, les sièges s’allongent entièrement ! 25 heures pour faire Puno, Lima, on a préféré choisir cette option, vous comprendrez 

On espère que cette Mimistoire vous aura donné envie de visiter les iles flottantes d’Uros. Nous avons beaucoup apprécié nos 3 jours passés sur place, au rythme de la vie locale. Un endroit unique à découvrir au Pérou et une expérience qui change de ce dont nous avons l’habitude. Alors, est ce que vous êtes prêts pour un tour de balsas ?

📍 Epingle nous et découvre les iles d'Uros au Pérou

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- 16 mars 2022

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