Découvrir le quartier de Asakusa fait partie des choses que nous recommandons de faire absolument lors d’un séjour à Tokyo.
Bien sur, l’attraction principale c’est le temple Senso-ji, célèbre pour ses énormes lanternes, mais aussi son avenue commerçante et son bruleur à encens en bronze. Mais Asakusa, c’est bien plus que ça. Ce qu’on trouve incroyable, c’est qu’il attire à la fois des visiteurs du monde entier mais conserve à la fois son âme locale où habitants et commerçants y vivent depuis des générations comme à Kappabashi.
Dans ce guide complet, on vous dévoile les coins et recoins de Asakusa.
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En visite à Tokyo lors de votre voyage au Japon ? Si vous commencez à être submerger par la quantité de choses à faire dans cette mégalopole, c’est absolument normal. On vous a concocté un guide des essentiels à faire à Tokyo en 2, 3 ou 5 jours dans cet article.
📚 Asakusa : présentation du quartier de Tokyo
Il y a des quartiers que l’on visite et des quartiers comme Asakusa que l’on aime vivre. Asakusa est un quartier de l’arrondissement de Taito qui est le plus petit des 23 arrondissements de Tokyo. A l’Est le fleuve Sumida au les abords de Ueno, dont il est à moins de quinze minutes à pied.
La beauté d’Asakusa, c’est certes son caractère spirituel, mais c’est surtout un quartier vivant et habité. Et c’est ça que l’on aime. Loin d’une mise en scène, les artisans sont là depuis trois voir cinq générations.
Le nom Asakusa se traduit en japonais par « plaine aux herbes peu profondes ». Cette étymologie n’est pas poétique par hasard puisqu’elle décrit le paysage originel du lieu. Avant d’être urbanisé, Asakusa était une zone marécageuse et humide. Les terres y étaient peu fertiles pour l’agriculture et donc peu attractives pour les seigneurs et les nobles. Cela explique pourquoi elles ont été attribuées aux classes populaires. L’artiste japonais Hokusai a d’ailleurs retranscrit dans ses estampes la vie aux abords du fleuve Sumida.
L’histoire du Shitamachi : la « ville d'en bas », l'âme populaire de Tokyo
Pour comprendre Asakusa, il faut d’abord assimiler ce que signifie shitamachi. En japonais cela se traduit par la « ville basse » en opposition au yamanote, la « ville haute » des collines de l’ouest, où résidaient les seigneurs, les samouraïs et la bourgeoisie.
Cette division n’était pas simplement géographique : elle était sociale et culturelle. Dans la shitamachi vivaient les marchands, artisans, pêcheurs, acteurs, vendeurs de rue. C’est là que se développent les arts du quotidien, que naissaient les modes, les argots, les plats qui allaient définir la culture tokyoïte. La shitamachi était moins noble que le yamanote, mais infiniment plus vivante et plus créative.
Les origines de Asakusa : de la légende à la fondation (628-1600)
L’histoire d’Asakusa est indissociable de celle du Senso-ji, dont la légende fondatrice de 628 est le point de départ de tout. Ce que l’on retiendra, c’est que l’existence d’un temple aussi apprécié et fréquenté a agi comme l’élément phare du quartier pendant des siècles. Cela a créé une économie et un dynamisme sans précédent. Partout où des pèlerins se rassemblent, des marchands s’installent, des auberges ouvrent, des artisans s’établissent.
L'âge d'or d'Edo (1603-1868) : la capitale du divertissement populaire
C’est sous le shogunat Tokugawa, pendant cette période de paix, que Asakusa connaît son véritable essor. Le quartier se trouve alors en dehors des limites officielles de la ville. Et c’est ça qui va devenir son plus grand atout. Car hors des murs, les règles sont plus souples et la surveillance moins stricte. Les activités jugées trop bruyantes, trop soumises à un règlement ou trop populaires pour la ville respectable trouvent refuge à Asakusa.
C’est l’exemple même du théâtre kabuki qui s’y installe, le shogunat, voulant tenir cet art populaire à l’écart du centre-ville. Et cela va attirer les foules et leur argent ! Cet essor voit aussi les yose (cabarets de conte comique), les misemono (spectacles de curiosités), les tirs à l’arc, les montreurs d’animaux, les jongleurs.
Pendant près de 300 ans, Asakusa est la capitale du divertissement et de la culture populaire d’Edo. C’est là qu’est inventé le tempura, les poissons et légumes frits des baraques de rue d’Asakusa, nourris par la pêche abondante de la baie voisine.
L'ère Meiji et la modernité (1868-1945) : du premier gratte-ciel au premier cinéma
La restauration Meiji de 1868 ouvre le Japon au monde et transforme profondément Tokyo. Asakusa, loin de décliner, se réinvente.
En 1903 s’ouvre à Asakusa le premier cinéma de Tokyo, puis rapidement plusieurs autres. Le quartier accumule les divertissements. En 1853 avait déjà ouvert Hanayashiki, le plus ancien parc d’attractions du Japon, qui fonctionne toujours aujourd’hui.
Le 10 mars 1945, les bombardements incendiaires américains sur Tokyo détruisent Asakusa à 80% incluant le Senso-ji mais épargnant le sanctuaire shinto juste côté.
La reconstruction commence dès la fin de la guerre mais les nouveaux centres de divertissemen s’installent dans d’autres quartiers. Asakusa perd sa couronne de capitale du spectacle.
Les boutiques artisanales ont résisté, les commerçants sont restés, les festivals ont continué. Et depuis l’ouverture de la Tokyo Skytree en 2012, juste de l’autre côté du Sumida, le quartier connaît un renouveau touristique massif tout en gardant intact son caractère de shitamachi.
🏮 Le temple Senso-ji : le cœur battant d'Asakusa
Le temple Senso-ji est un incontournable si vous visitez le quartier d’Asakusa à Tokyo. Avec 20 millions de visiteurs par an cela en fait le complexe religieux le plus visité au monde !
Vous allez comprendre pourquoi il est si important auprès des bouddhistes et par répercution auprès des visiteurs non religieux. Déjà, gardons en tête que ce n’est pas qu’un seul temple mais un complexe formé par 5 bâtiments hyper importants. Et bien que l’on ait visité ce temple par 3 fois, à différents moments de la journée, on continue à découvrir son histoire en écrivant ces lignes. D’ailleurs son épopée est tellement passionnante qu’on a décidé d’y consacrer un article en entier pour les plus curieux !
Ce qu’il faut retenir pour visiter le temple Senso-ji :
- temple dédié à Kannon, déesse de la miséricorde et de la compassion;
- une réputation qui s’est renforcée par le soutien des différents shoguns jusqu’à que Tokugawa (Edo) en fasse le temple protecteur de son clan;
- destruction complète lors de la seconde guerre mondiale puis reconstruction;
- ouvert 24/7, seul le hall principal ouvre ses portes à 6h et ferme à 17h;
- beaucoup de visiteurs locaux comme étrangers.
On adore voir les japonais en kimonos pour une séance photo. Notre guide complet sur le temple Senso-ji, que voir, que faire par ici.
Que voir au Senso-ji ?
On y trouve 5 monuments :
- la porte du Tonnerre (Kaminarimon) et son immense lanterne rouge de 700kg suspendue;
- la Nakamise Shopping Street, l’allée des boutiques très symétrique et photogénique avec des souvenirs traditionnels et de la nourriture;
- la porte de la salle aux trésors (Hozomon) qui est la deuxième grande porte du complexe. Les immenses sandales en paille tressées sont à voir !
- le hall principal (Hondo) : reconstruit dans le style traditionnel japonais, c’est ici que repose, invisible, la statue de Kannon découverte par les pêcheurs en 628. Devant, le jōkōro est un immense brûleur d’encens en bronze de l’époque Edo qui attire les fidèles et les curieux. La tradition veut que se baigner dans sa fumée sacrée soigne les blessures et les maladies selon la partie du corps sur laquelle on dirige la fumée;
- la pagode à cinq étages (gojū-no-tō) de 53 mètres de haut.
Afin d’éviter la foule, venez tôt ou tard. Nous, on trouve que la foule a un certains charme ici (surtout en photo) en revanche, c’est clairement très oppressant. Avant 8h ou après 18h sont les meilleurs créneaux ! Si vous logez au bon endroit, c’est encore mieux pour venir au lever du soleil.
Que faire au Senso-ji ?
Senso-ji est un temple d’une importance capitale chez les bouddhistes et d’ailleurs pas seulement les japonais ! On y vient donc généralement avec une intention particulière.
Les rituels que l’on peut faire à Senso-ji :
- L’omikuji;
- L’offrande : Jeter une pièce dans le tronc à offrandes, s’incliner deux fois, frapper deux fois dans ses mains, puis s’incliner à nouveau, tel est le rituel de base pour honorer Kannon;
- La purification à la fumée;
- L’omamori : les amulettes protectrices vendues;
- Apposer le Goshuincho du temple (signature).
En bref au Senso-ji on vient chercher une ambiance spiriturelle et culturelle unique. Certes, c’est beaucoup de monde on le conçoit mais c’est aussi l’un des endroits les plus stimulants et vibrant de la capitale nippone.
⛩️ Le sanctuaire Asakusa-jinja (Sanja-sama)
Vous connaissez la distinction entre un temple (bouddhisme) et un sanctuaire (shintaïsme) ? Il est assez courant de croiser ces deux religions qui partagent un même terrain physique. Parfois même un temple taoïste vient se joindre à la partie !
Et bien à Asakusa, le Asakusa-jinja est un sanctuaire shinto situé juste à côté du hall principal mais quand même physiquement séparé. Il fut érigé en 1649 par le shogun Tokugawa. Ici on honore les trois divinités d’où son surnom le “Sanja-sama”. Ce sanctuaire est déjà populaire localement mais aussi nationalement puisqu’il accueille le Sanja Matsuri, l’un des trois plus grands festivals shintoïstes de Tokyo.
Ce qu’on trouve vraiment impressionnant et inspirant au Japon, c’est comment les religions coexistent harmonieusement. On notera que le Asakusa-jinja est un des seuls bâtiments à être rester debout du quartier lors des bombardements incendiaires des américains lors de la deuxième guerre mondiale.
🚶🏻 Faire un free walking tour du quartier de Asakusa
GO TOKYO organise des Free Waling Tour du quartier les vendredis, samedi et dimanche, à 10h30 et 16h30. Durant ce moment, on vous expliquera par exemple qu’est ce que ce drôle de bâtiment avec une flamme dorée sur le dessus et qui ressemble beaucoup à un crottin de bique. Il s’agit du Asahi Beer Hall mais on vous en dira plus sur l’intention de la marque et de l’architecte responsable.
🛺 Tour de rickshaw du quartier de Asakusa à Tokyo
Vous verrez forcément ces drôle de carrioles sur deux grandes roues tractées à la force humaine ! Le rickshaw (jinrikisha en japonais aka « véhicule à force humaine ») est bien plus qu’une attraction touristique ni un métier dégradant, c’est même plutôt le contraire. Quand nous étions à Nagasaki au Japon, nous avons eu l’occasion d’échanger avec un shafu (conducteur de rickshaw) qui était venu faire une soirée avec nous. Loin d’être un sous-métier, ils portent sur leur épaule une tradition centenaire qui nécessite déjà une condition physique remarquable mais aussi un savoir-faire que l’on ne soupçonne pas. La maintenance de leur chariotte est loin d’être simple, car la manufacture des pièces ne se fait plus que par une poignée de maître constructeur.
Faire un tour de rickshaw, c’est une manière originale et traditionnelle de faire découvrir le quartier de Asakusa qui supporte des travailleurs acharnés dont les mollets pourraient découper de l’acier tant ils sont aiguisés !
Le rickshaw une invention japonaise exotique
Le jinrikisha est né à Tokyo vers 1869, juste après la restauration de l’ère Meiji. C’est une invention japonaise qui s’est ensuite répandue dans toute l’Asie, et non l’inverse ! À son apogée dans les années 1910, on comptait plus de 200 000 rickshaws dans le pays. C’était clairement le taxi de l’époque, utilisé par toutes les classes sociales. Comme on s’y attend, le tramway, la voiture et les transports en commun ont eu raison de cette pratique. C’est pourquoi elle s’est reconvertie dans le tourisme.
Un métier exigeant
Aujourd’hui, les tireurs de rickshaw exercent un métier exigeant. Pas besoin de vous faire un dessin pour vous dire que tirer une cariole de plus de 100kg à vide auquel il faut ajouter le poids des adultes à l’intérieur sur des kilomètres ce n’est pas donné à tout le monde.
Mais ce n’est pas tout. Un bon shafu doit être aussi un guide touristique : il connaît l’histoire de chaque ruelle, de chaque façade, de chaque temple du quartier, souvent en japonais et en anglais. Il doit savoir tenir une conversation, raconter des anecdotes, adapter son récit à ses passagers. Ce n’est pas qu’une simple balade.
Ces jeunes gens ont été formés et sont fier de ce qu’ils font. Certains ont leur propre business mais d’autres travaillent pour des gros comme Ebisuya ou Jidaiya. Les japonais voient les shafu comme des personnes énergiques, cultivées et fier de leur quartier. C’est donc une manière très positive de voir ce métier qui va au dela d’une attraction touristique montée de toute pièce !
Pour vous donner un ordre d’idée la compagnie Ebisuya charge 4000¥ pour 1 personne un tour de 10 min ou 5000¥ pour 2 personnes. Pour 60 minutes, c’est entre 13000¥ et 20000¥.
Quelques infos utiles en plus :
- Les enfants de moins de 5 ans montent gratuitement s’ils sont accompagnés d’un adulte;
- Pas toujours besoin de réserver pour les circuits courts, on peut aborder un shafu directement devant la Kaminarimon.
Drole d’affaire, ce Japonais a couru 6000km avec son rickshaw pour traverser l’Afrique !
📸 Observatoire depuis le Asakusa Culture Tourist Information Center
Ne manquez pas la vue depuis la terrasse de l’office du tourisme. Elle est ouvert de 09h00 à 22h00 et l’accès est gratuit. Aussi, en remplissant le questionnaire situé à l’étage de l’Observatoire, vous aurez un petit cadeau à l’accueil. Vue imprenable sur le sanctuaire et toutes les échoppes.
Un spot photo parfait pour admirer de loin et avec un peu de recul l’effeverscence du quartier d’Asakusa et du templte Senso-ji. Les passages piéton en contrebas mêlés aux rickshaw et à l’agitation des locaux en kimonos donnent un résultat détonnant !
☕️ Boire un café trop mignon au Hat Coffee
Le Hat Coffee est un des cafés les plus viraux à visiter à Tokyo au Japon avec ses sculptures en mousse de lait ! Pour 1400¥, vous pouvez demander la sculpture en mousse de lait de votre animal de compagnie, votre petit ami (si il n’est pas trop détaillé), d’un pokémon ou de n’importe quelle chose dont vous avez une photo !
Si le café est bon, l’expérience derrière cette véritable oeuvre d’art éphémère est approuvée ! Petit conseil bonus : venez entre midi et deux pour ne pas trop attendre à prenez à emporter ♥️
🎢 Explorer les alentours du parc Asakusa Hanayashiki
Le parc d’attractions Asakusa Hanayashiki est le plus vieux du Japon ! Cela peut être une chouette idée d’activités avec des enfants !
Nous ce qu’on aime beaucoup c’est se promener dans les rues autour. Que ce soit dans la galerie commercante de la Hanayashiki Street, celle de Kan’non-dōri ou de Orange Street, on aime se balader dans le quartier. On ne sait jamais sur ce qu’on va tomber ! Entre les boutiques de grisgris, les boutiques de location de kimonos ou celle de komonos de seconde main, les échoppes géraient pas des papis et mami trop mignons ou les décorations traditionnelles de la Denboin Street, on ne s’ennuie pas.
Ce qu’on aime le plus de manière générale au Japon, c’est chercher des distributeurs automatiques marrants, les machines à grapins les plus cools et les gachapon (vous savez les capsules transparentes aléatoires !) les plus originales. Bon et bien on s’amuse bien dans le quartier.
Un petit tour chez Asakusa Kaigetsudo pour ses melon pan qui sortent du four. On en choisit un nature à 300¥ et un rempli de glace au matcha à 700¥.
🔪 Kappanbashi-dori : rue des couteaux et des ustensils de cuisine
Le dernier sous-quartier que nous avons exploré en date, c’est kappanbashi. Et vous allez voir qu’il est assez spécial ! En effet, le kappa une créature aquatique tout droit sortie du folklore japonais un peu curieuse mais très attachantes s’est infiltrée comme emblême du quartier. Mi-grenouille mi-homme mi-tortue ces représentations sont un peu partout. Comment le reconnaître à coup sur ? Sa coupelle creuse remplie d’eau sur le sommet du crâne ! Impossible de le louper d’autant plus que c’est son point faible : si elle se vide, le kappa perd tous ses pouvoirs et s’affaiblit.
Ce kappa est un yokai, un esprit surnaturel parfois bon, parfois neutre, parfois méchant et parfois juste joueur. Dans les légendes, il suffit de s’incliner profondément devant notre ami le kappa pour le désarmer. Ll’eau se renverse, et comme le kappa est d’une politesse compulsive, il s’incline en retour pour rendre la courtoisie, vidant définitivement sa coupelle et perdant ses pouvoirs.
En apparendre plus sur les goûts du kappa
Le kappa adore les concombres à tel point que les makis au concombre (kappa maki) portent son nom. Il est passionné de sumo et ne peut résister à un défi de lutte. Il est obsédé par la politesse et les règles sociales. Ces traits le rendent presque sympathique, et expliquent pourquoi il est devenu au fil des siècles une mascotte populaire plutôt qu’un simple croquemitaine.
Quel est le lien avec le quartier de Kappabashi ? Les légendes racontent qu’un marchand nommé Kappaya Kihachi aurait, au début du XIXe siècle, financé des travaux de drainage dans la zone marécageuse du quartier avec l’aide de kappas reconnaissants qui surgissaient la nuit des canaux pour aider aux travaux.
Sinon Kappabashi on y trouve quoi ?
Déjà le coeur de l’action de passe à la Kappabashi Hondori Shopping Street donc les commerçants et les boutiques sont avant tout destinées aux locaux. C’est très mimi, calme et on adore voir se dérouler les scènes de vie. C’est dans cette rue que les kappas se sont glissées ! A vous de les débusquer.
Autre curiosité locale, les boutiques de faux plats en cire. Vous savez ces répliques en vitrine des restaurants parfois à si méprendre ? Et bien ici Kappabashi est le principal fabricant et distributeur de ces maquettes alimentaires appelées sampuru. On peut en acheter à l’unité ce qui en fait un souvenir original et typiquement japonais comme chez Ganso Food Sample Shop.
Okay, vous avez lu jusqu’ici ? Parfait. Kappanbashi c’est le paradis des amateurs et professionnel de cuisine. Une centaine de boutiques spécialisées du côté de Kappabashidogugai Street. L’intérieur est rutilente débordant de matériel à très bon prix et beaucoup de Made in Japan. Certains ustensiles sont d’ailleurs très utilisés au Japon mais introuvable en France comme des yakiniku (barbecue individuel), des râppes à wasabi ou des classiques baguettes, bols évasés et vaisselles japonaises.
Nous on a ramené des couteaux japonais, gravés sur place avec l’inscription de notre choix chez Kama-Asa. Ils parlent bien anglais, superbe sélection, bon prix et saurons vous aiguiller sur ce qu’il vous faut. Des couteaux ça va de 30 à 5000€ !
Les différents types de couteaux
Un couteau de fabrication japonaise achetée sur place est un excellent souvenir à ramener en France. Les prix y sont compétitifs et la qualité à la hauteur de la réputation encore faut-il savoir où aller ! Car des couteaux il y en a pour toutes les bourses, du santoku à 50€ jusqu’au lame des yanagiba de 70 cm pour la découpe du thon ! Chaque lame fait quelque chose de différent.
Si vous êtes chef vous savez mieux que moi ce qu’il vous faut. Pour le commun des mortels, voici ce qu’il vous intéresse :
- Chef knive : le plus commun en Europe, très polyvalent;
- Santoku : lame spéciale au Japon, polyvalent;
- Couteau utilitaire (utility) : multi-usage pour fruit et petits ingrédients;
- Nakiri : couper et hacher.
Où acheter des couteaux japonais à Tokyo ?
Vous trouverez les meilleurs magasins pour acheter des couteaux à Tokyo au meilleur prix dans cette liste :
- Kiwami : parle anglais, prix assez élévés;
- Kama Asa : staff sympa qui parle anglais avec belle collection de couteaux. Un must visit;
- Knife Shop TDI : des couteaux moins réputés mais aussi moins cher;
- Maeda (まえ田) : vendent de la vaisselle mais ont aussi une petite sélection de couteaux qui vaut le coup;
- Seisuke : une gamme très complète quitte à être moins traditionnel. Parle anglais, et prix élevés;
- Jikko : les couteaux sont en haut de la superbe boutique. Traditionnel et haut de gamme;
- Tsubaya : Magasin populaire avec large choix. an get very crowded at times. Parle anglais, très touristique et donc prix gonflé;
- Koku.
🍺 Hoppy Street, la rue des izakayas
Hoppy Street est une ruelle proche du temple Senso-ji, entre la Kaminarimon et le parc Hanayashiki. Son vrai nom est Nishi-Sando mais tout le monde l’appelle par le surnom qu’elle a gagné dans les années d’après-guerre. Le Hoppy étant une boisson japonaise créée en 1948, une bière sans alcool à base d’orge, conçue à l’origine comme substitut bon marché à la bière dans le Japon ruiné de l’après-guerre.
On la mélangeait avec du shōchū (alcool de patate douce ou d’orge) pour obtenir une boisson festive et peu onéreuse. Les izakayas de cette ruelle en ont fait leur spécialité, et le nom a fini par coller à la rue elle-même. L’ambiance de cette rue en fin de journée et le soir est vraiment chouette ! Vous croiserez énormément de locaux et de japonais venus décompresser et festoyer tranquilement en terrasse. Une dizaine d’izakayas se font face de chaque côté, leurs terrasses débordant sur la ruelle dès le début d’après-midi. Tables en plastique, bancs en bois, lampions rouges et jaunes, c’est tout ce qu’il faut pour s’amuser.
On peut y manger des sortes de tapas à partager. Frais de siège et prix assez élevés mais on y va avant tout pour l’ambiance !
🚶♂️ Asakusa côté fleuve : la Sumida et ses alentours
Si vous franchissez le fleuve par le pont Azuma-bashi, vous arriverez dans le quartier de Sumida. Ici, on trouve plusieurs emblèmes de Tokyo :
- la Tokyo Skytree;
- la sculpture « Flamme d’or » de Philippe Starck. Siège de l’entreprise Asahi chacun pensera ce qu’il veut du design;
- une croisière en bateau-bus Hotaluna vers Odaiba;
- le Sumida Hokusai Museum qui est un chouette bâtiment en plus d’avoir une expo sur l’artiste;
- assister à un entrainement ou à un combat de sumo car c’est ici que se trouve la plupart des écuries ! Le Ryōgoku Kokugikan Sumo Stadium est très réputé. Attention, il n’y en a pas tout le temps (seulement les mois impairs), vérifiez les combats ici et réservez vos places bien en avance !
- la Sumida River Walk est une agréable balade piétonne qui longe la rivière et l’enjambe ensuite pour arriver aux arcades en face du Sumida Park. Local et bien aménagé.
🍽️ Où manger et boire à Asakusa ?
Le quartier d’Asakusa est un bon endroit pour manger dans un izakaya à Tokyo au Japon . Il s’agit d’une sorte de bar-tapas où on consomme une boisson (300-500¥) et un petit plat (à partir de 300¥). C’est un endroit très prisé des japonais, surtout le week-end. On y vient pour la bonne ambiance, le côté convivial mais pas forcément pour son côté économique puisque l’addition monte vite.
⚠️ Il y a parfois des frais de service entre 150 et 300¥ par personne. Cela inclut un apéritif, souvent des œufs de caille cuits au soja, la table et le service.
Ne manquez pas ce shop de melon-pan, ils sont incroyables !
Vous pouvez aussi aller manger des onigiris au Onigiri Asakusa Yadoroku. Ce met très prisé de la street food japonaise est une pyramide de riz avec une garniture à l’intérieur à partir de 319¥. Uniquement sur réservation et fermé le dimanche.
Plus français, la boulangerie Kono-Hana est juste fabuleuse, locale et super typique ! Beaucoup de Japonais font la queue pour récupérer leur pain frais le matin à l’ouverture.
🛌 Où dormir dans le quartier de Asakusa à Tokyo ?
La première fois que nous sommes allés à Tokyo, c’est le quartier que nous avions choisi pour séjourner. On a aimé son ambiance ultra locale dès que l’on sort du sanctuaire de Asakusa, très touristique. Assez central il offre de belles possibilités pour se déplacer du côté de Akihabara, Shinjuku ou Shibuya mais à reste aussi à proximité de Sumida.
Asakusa n’est qu’à une station de métro de Ueno sur la Yamanote Line (ligne circulaire de Tokyo).
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Ⓜ️ Comment se rendre à Asakusa et se déplacer ?
Asakusa n’est PAS sur la Yamanote mais seulement à une station de métro (UENO). Le quartier est facilement accessible en transports en commun, utilisez Google Maps pour vous guider.
Ensuite tout se fait à pieds ! C’est la meilleure manière d’explorer les différents aspects du quartier de Asakusa.
💡 FAQ — Informations pratiques sur Asakusa à Tokyo
Le temple Senso-ji est-il payant ?
Le sanctuaire de Senso-ji n'est pas payant. Il est ouvert 24h/24 et 7j/7. Seul le grand hall a des horaires de fermeture. L'accès au sanctuaire est gratuit mais vous pouvez acheter des objets spirituels sur place.
À quelle heure visiter Asakusa pour éviter la foule ?
On vous conseille de visiter Asakusa et surtout le sanctuaire dès le lever du soleil. A cette heure-ci, seuls quelques locaux feront leur jogging ou leur promenade matinale. De même le soir, tout se vide.
Comment aller à Asakusa depuis Shinjuku / Shibuya / la gare de Tokyo ?
Le plus rapide et de prendre la Ginza Line (G) ou Yamanote Line (JY) jusqu'à Ueno puis prendre la Oedo Line (E). Il y en a quand même pour bien 45 minutes de transport depuis Shibuya.
Peut-on voir la Tokyo Skytree depuis Asakusa ?
Bien sur ! Depuis le quartier de Asakusa, il est possible de voir pointer la Tokyo Skytree dans certaines des rues dégagées. C'est notamment le cas vers le sous-quartier Kappabashi ou même depuis une des ruelles commerçantes de la Kan'non Dori Street.
Quelle est la différence entre le Senso-ji et l'Asakusa-jinja ?
Le Senso-ji est un sanctuaire shinto tandis que Asakusa-jinja est un temple bouddiste. Ils sont situés côte à côte.
Asakusa est-il accessible avec le JR Pass ?
Asakusa n'étant pas sur la Yamanote Line (JY), elle n'est pas accessible avec le JR Pass.
Peut-on louer un kimono ou un yukata à Asakusa ?
Vous verrez que à Asakusa, les locaux adorent louer des kimonos (femme) ou des yukatas (homme) avant de se balader en tenue traditionnelle. Séances photos sont aussi organisées, et c'est quelque chose de bien vu et de populaire.
Même les occidentaux peuvent profiter de leur visite d'Asakusa pour revêtir les habits traditionnels ! Les Japonais sont fiers de voir les visiteurs arborer ces tenus, ce n'est pas du tout mal perçu. Plusieurs boutiques proposent la location de kimono dont celle-ci très bien notée. Il faut bien 45 minutes à 3 personnes pour vous habiller ! Environ 3500¥ (sans hair style ou 4500¥ avec).
❤️ Asakusa vaut-il le détour ou est-ce trop touristique ?
Asakusa est peut-être notre quartier préféré de Tokyo. Peut-être car on ne les a pas encore tous exploré mais clairement on le place dans notre top 3 facile !
Il a ce je-ne-sais-quoi à mi-chemin entre le touristique et le local. On a beau y retourner, on continue de découvrir de nouveau sous-quartier avec son lot de découverte. Petites adresses cachées, boutiques de spécialités ou encore histoire du folklore japonais. On adore ! Alors on vous conseille de prendre le temps de l’explorer grâce à ce guide.
📍 Epingle notre guide pour visiter le quartier de Asakusa à Tokyo !








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