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Visiter Wae Rebo en autonomie : on est allé randonner jusqu’au village le plus perché de Flores
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Visiter Wae Rebo en autonomie : on est allé randonner jusqu’au village le plus perché de Flores

Quand vous arrivez à Labuan Bajo, on vous parle dans l’ordre d’une croisière sur Komodo puis de visiter Wae Rebo à Flores. C’est un endroit plutôt  atypique que vous avez peut-être vu déjà vu passer sur votre guide ou notre compte Instagram : de curieuses huttes au milieu de la jungle, cernées par les montagnes et la mer que l’on devine au loin.. 

Ce qui nous a d’autant plus intrigué, c’est que quand on lit les avis, ils sont plutôt mitigés. Comme ci, comme ça, vous voyez ? Certains trouvent que l’endroit manque d’authenticité. D’autres ont adoré pèleriner vers le milieu de nulle part. Par contre personne ne mentionne le chemin pour y aller et pourtant il y a à dire. Dans cet article, nous allons répondre à toutes les questions pratiques et vous donnez notre honnête ressenti pour que vous soyez incollable sur le village de Wae Rebo a Flores !

🛵 Comment aller à Wae Rebo en autonomie ?

Comment est la route pour se rendre à Wae Rebo ?

Tout d’abord, répondons à la question.. Peut-on visiter Wae Rebo par ses propres moyens ? La réponse est.. oui mais avec un astérix comme pour les “offres soumises à condition” ! Que ce soit depuis Labuan Bajo comme depuis Ruteng, sachez que la route est absolument catastrophique. Sans doute le pire de nos 2 ans de voyage à tel point que nous avons créé l’échelle des routes de Wae Rebo allant de 0 à 10. 10 étant l’état de celle pour aller à Wae Rebo.

Si vous ne savez pas bien conduire un scooter (voire une moto pour plus de confort), au milieu d’ornières, en montagne ou sur tous les terrains, on vous conseille de le faire avec un chauffeur. Ce n’est clairement pas insurmontable mais il faut savoir manœuvrer avec un peu d’expérience.

Itinéraire pour se rendre à Wae Rebo

Si vous vous en sentez capable, on vous fait un petit descriptif de l’itinéraire pour visiter Wae Rebo depuis Ruteng. D’ailleurs on vous raconte où louer son scooter et que faire à Ruteng et ses alentours dans un autre article. Comptez 3 heures de route qui se décompose de la manière suivante pour venir à bout des 58 pauvres km à parcourir :

  • 1h de route de montagne en bon état mais avec une bonne inclinaison en passant par le col de Golo Lusang. A deux sur une moto pas en forme, ça peut finir ou commencer à pieds, surtout au retour ;
  • 30 minutes de plat sur un bitume flambant neuf sur une petite route de campagne à travers les rizières ;
  • 1h30 de route jusqu’à Denge dans un état terrifiant qui ne cesse de s’empirer. des rochers, gravillons, béton éclaté, du sable, un catalogue complet des surfaces de la planète. Heureusement que ça longe la mer et que c’est joli.

Et comment ça se passe depuis Labuan Bajo ? De source sûre, c’est presque pire. La route est vraiment toute cassée avec des traversées de rivières à certains endroits. A une époque, il y avait une liaison en bateau mais le ponton est cassé. Bref, si vous n’êtes pas à l’aise en scooter, prenez un chauffeur en voiture ou en moto pour vous guider jusqu’au village de Wae Rebo.

🚌Comment se rendre a Wae Rebo avec les transports publics ?

Prendre les services d’un tour pour Wae Rebo n’est pas à la portée de toutes les bourses (à partir de 100€ / pers)  et encore moins de toutes les envies. Mais saviez-vous qu’il est possible de se rendre à Wae Rebo en transport public depuis Ruteng ? Un sacré périple très économique dont vous vous souviendrez (ainsi que vos lombaires).

Depuis Ruteng au Terminal Mena (des minibus emmènent du centre jusqu’au terminal), un “Oto Kayu” vous emmènera jusqu’à Dintor. C’est quoi un “Oto Kayu” me demanderez-vous ? Ce à quoi je vous réponds “Let’s the fun begin !

C’est un camion dont la benne est aménagée avec des bancs en bois et une bâche en guise de toit. Sans oubliez l’indispensable sono de 3000W qui l’accompagne. 4 à 5 heures de pur bonheur pour 30 000 roupies ! De Dintor, prenez un ojek (taxi moto) ou un taxi partagé jusqu’à Denge.

Le prix total du trajet est d’environ 50 000 IDR par personne (3€) ! Economique on vous dit, mais long, très long. Cela vous obligera sans doute à dormir à Denge.

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Une autre solution est de prendre un taxi partagé voir un taxi privé pour vous rendre à Wae Rebo.

🏠 Wae Rebo à Florès : un peu de contexte

Cette partie, nous l’avons écrite un peu pour nous et un peu pour vous. En effet, nous sommes repartis avec quelques interrogations en tête. Être laissé en autonomie dans le village est d’ailleurs l’un des points sur lequel nous reviendrons par la suite.

Nous vous donnons donc les quelques informations glanées par-ci par là que nous aimerions avoir eu avant et pendant notre visite.

L'ethnie des Manggarai

Les Manggarai sont une des 600 (et des brouettes) ethnie Indonésienne. Plus de 500 000 d’entre eux vivent sur la partie Ouest de l’ile de Flores dont la majorité sont catholiques. Certaines communautés adhèrent toujours à des croyances traditionnelles animistes.

De grandes cérémonies sont organisées dans lesquelles on sacrifie des buffles, on danse et on pratique le caci, une forme de danse guerrière.

Nous avons eu la chance d’assister à un combat de caci, non pas à Flores mais sur Gili T lors d’un festival culturel. Les danseurs sont armés d’un bouclier et d’un fouet. Dans ce spectacle, on juge la performance par la capacité à parer les coups, à prédire les mouvements de l’adversaire et la capacité de frappe.

La forme traditionnelle d’un village est circulaire. En son centre, un espace public où se positionne un arbre sacré, le plus souvent un ficus entouré de mégalithes.

Les Manggarai vivent dans une société patriarcale divisée en clan dirigé par un chef appelé, todo. Le travail du bois, du métal et le tissage sont reconnus chez cette ethnie.

Population et organisation

Le village de Wae Rebo se trouve en terre Manggarai, une des 8 ethnies de l’Indonésie de l’Ouest. La zone serait peuplée depuis plus de 18 générations, après qu’Empu Maro, un ancien, aie reçu une vision lui intimant de rejoindre cet endroit entre nuage et forêt, où les esprits seraient favorables à une vie meilleure.

La construction des maisons traditionnelles n’a jamais transcrit par écrit avant l’arrivée d’architectes de Jakarta en 2005 qui ont accompagné le village dans sa rénovation. L’architecture unique en fait un village très intéressant à visiter. Sur 18 générations, c’est au bouche à oreille que les hommes se sont passés les secrets de la construction de ces huttes. Pas facile pour construire de nouvelles demeures. Notez qu’il faut plus d’un mois pour collecter les matières premières dans la forêt puis 3 mois pour construire une maison.

Aujourd’hui, la population du village serait de 1200 habitants. On nous explique cependant que ces 1200 personnes ne vivent pas ici à temps plein. Les parents ayant des enfants en âge d’être scolarisés habitent par exemple au village de Denge. Pour appuyer cette idée, nous avons croisé beaucoup de “retraités” ainsi que des enfants en bas âge.

Et si on parlait un peu maison et déco intérieure ?

Les maisons de Wae Rebo sont appelés les Mbaru Niang. Chacune d’entre elle peut loger jusqu’à 8 familles. Un joyeux bazar ! Mimi espère de tout cœur que personne ne ronfle… Les murs et le toit sont recouverts de chaume composée de feuille de palmier. Un peu à l’écart, on a trouvé les matériaux de construction entreposé à l’abri, regardez-dont.

La structure de la maison est décomposée en 5 niveaux. Chaque étage joue donc un rôle important : 

  1. Lutur (Rez-de-chaussée) : l’espace de la vie quotidienne encerclé par les couchages ;
  2. Le Lobo est le grenier où l’on met la nourriture et les “affaires” ;
  3. Lentar : un deuxième espace plutôt dédié à l’agriculture où l’on stocke les graines pour la prochaine saison ;
  4. Lempa Rae : le grenier de sécurité qui conserve un stock de nourriture en cas d’inondation du deuxième niveau ;
  5. Hekang Kode : le niveau sacré où sont faites des offrandes aux anciens.

Au milieu de la hutte se trouve une échelle ingénieusement pensée en bambou afin de grimper dans les niveaux supérieurs. C’est dans un de ses logements que nous, et les autres invités, avons séjournée et passé la nuit.

🔥 Visiter Wae Rebo : notre expérience

Nous sommes donc resté 1 nuit sur place pour visiter Wae Rebo. Nous ne recommandons pas un aller retour dans la même journée pour deux raisons : 

  1. l’état des routes execrables est très fatiguant.
  2. le lever du soleil et l’ambiance brumeuse du matin est magique.

L’idéal est donc d’avoir 2 jours à accorder à cette expérience. Vous pouvez aussi loger dans le village de Denge et partir tôt le matin en direction de Wae Rebo.

Du parking au village : la randonnée

Denge au parking

On gare notre scooter au parking. D’abord, nous soufflons un bon coup, de soulagement cette fois-ci. La route qui sépare le départ de la randonnée pour Wae Rebo (800m alt.)  du village de Denge (523m alt.)  était absolument horrible. Nous ne pensions pas que c’était possible de faire pire, et pourtant si. Cette étape peut aussi se faire à pieds ou vous pouvez payer quelqu’un pour vous monter à moto.

Nous nous acquittons des frais de parking auprès d’Ame Niko, un vieux monsieur qui nous salue et loue des bâtons. C’est aussi le Big Boss des lieux. Il nous souhaite bonne chance. Au loin, des nuages noirs menacent. Nous prenons donc la bénédiction du frère Nico avec plaisir.

On suppose que pour prendre un guide, c’est ici que ça se passe. Personne ne nous a rien demandé ni proposé quoi que ce soit. D’après ce qu’on a lu, ils ne parlent pas très bien anglais non plus.

Du parking à Wae Rebo

L’ensemble de la randonnée jusqu’à Wae Reba (1200m alt.) est plutôt facile et se décompose en 5 “POS” pour faire des “PAUSES” avec point de vue sur la vallée. Alors oui, le début grimpe sec jusqu’au POS 2 sur un sentier pavé et bien entretenu. Rien de technique cependant pour venir à bout des 400 mètres de dénivelé. Des bonnes chaussures sont nécessaires principalement car il peut se mettre à pleuvoir et la suite devenir très boueuse (terminé le bitume à mi chemin !). Nous avons lu sur internet que la marche dure 3h, ce sera plutôt 1h30 avec un bon rythme.

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Sur le chemin, nous faisons la rencontre de Gustave, un jeune Autrichien très curieux,  et de son guide qui vont aussi passer la nuit dans le village. De la jungle dense préservée aux plantations de café, le chemin est plutôt agréable surtout lorsque le sommet des huttes pointent le bout de leur nez dans le creux des arbres. Pas de pluie à déclarer !

Fin de journée au village de Wae Rebo

Visite au grand chef et logement

A l’arrivée, le guide de Gustave nous emmène directement dans la tente du chef du village. Pas de comité d’accueil ou d’indications pour nous aiguiller. C’est dans la plus grande hutte, au milieu du village que nous recevons notre bénédiction, indispensable pour pouvoir rester. Une contribution est implicitement demandée (nous avons donné 30 000 roupies pour nous deux). Pas plus d’explications nous sont données, nous nous contentons donc de ressasser entre nous quelques lignes lues sur internet avant de venir.

Nous découvrons ensuite notre hutte pour la nuit. 10 grands matelas double et d’épaisses couvertures encerclent l’espace de vie. On explore rapidement l’endroit. Mimi fait des singeries sur l’échelle en bambou et découvre le “grenier”.

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Le village peut accueillir jusqu’à 150 personnes par nuit. Jusqu’à présent nous étions seul avant l’arriver d’un groupe d’Indo-Chino d’une demi-dizaine de personnes. Autant vous dire qu’on ne s’est pas marché dessus.

Déambulation dans le village de Wae Rebo

Il semble que quelqu’un ait averti la cuisine de notre présence car on nous apporte un café, issu de la production du village, avant de nous expliquer que le dîner sera servi vers 18h.

Cela fait donc 2 heures de libre. Le guide de Gustave part dormir et nous voilà donc lâché dans le village. Il ne fait pas très beau mais on se balade quand même dans les hauteurs. C’est assez curieux. On s’attendait à trouver quelque chose d’ultra touristique, avec des animations, des souvenirs etc.. mais rien du tout. Nous sommes les visiteurs d’un village dont la vie suit son cours. Presque ignoré par les habitants, les femmes tissent ou concassent le café tandis que les hommes s’occupent des cultures ou de la construction.. et personne ne fait cas de nous.

Si nous aurions aimé échanger un peu plus avec les habitants du village de Wae Rebo à Flores, nous avons préféré être observateurs qu’au milieu d’animations peu naturelles. C’est dommage cependant que nous n’ayons eu presque aucune explication pour nous présenter un peu plus aux habitants du village et pouvoir leur poser des questions (peu parlant anglais).

Préparation du dîner et nuit

A 18h, nous sommes sur le pied de guerre. Il a commencé à pleuvoir et notre terrain de jeu est devenu hostile. On s’ennuie. D’où notre détermination à aller voir ce qu’il se passe en cuisine et mettre la main à la pate ! Notre intrusion dans la pièce “commune” surprend quelques peu ses occupants. Surement ne sont-ils pas habitués à voir des touristes intéressés par cet aspect du quotidien.

C’est simple. Un trou pour le feu, la fumée qui s’amasse dans la petite pièce, où nous sommes maintenant 7 à cuisiner. Couper, tailler, écraser, fleurs, fruits et légumes sous l’œil amusé des cheffes. Certains ingrédients comme ces drôles de courge aux formes ubuesques nous laissent pantois. Soyons honnêtes, équipement sommaire ne veut pas dire cuisine désuète ! 

Un repas cuisiné avec autant d’amour ne peut être que… délicieux bien sûr ! Nous passons un très bon moment avec nos compagnons Indonésiens et Gustave. Le thème de la conversation : nos habitudes alimentaires dans nos pays respectifs. La soirée finira sur une partie de carte endiablée avant que tout le monde aille se coucher.

Un matin à Wae Rebo et retour

Même pas froid ! Mimi craignait de finir congelé après cette nuit en altitude. Au contraire, nous avons bien dormi malgré deux doux ronfleurs ! Sans surprise, la brume recouvre l’intégralité du village en ce matin de début de saison des pluies. Cela lui confère un côté mystique mais n’atteint pas nos espérances d’un  somptueux lever de soleil. 

Vers 9h, à quelques minutes de prendre la décision de partir, le soleil perce les nuages et le village se dégage de leur étreinte. La carte postale est alors complète.

En drone, la vision est saisissante. On visualise enfin le cadre dans lequel le village se perche. La foret est dense, avec une petite vue mer qui ferait baver les amateurs. Petit à petit, le village se réveille. Ici, on joue au ballon, là, on installe un petit stand de souvenirs (enfin !). Nous ramènerons un petit bracelet. Les foyers sont rallumés et le toit des maisons fume littéralement. Un peu comme au ski lorsqu’on enlève sa veste et que la chaleur du corps crèe de la vapeur.

Après un petit déjeuner local à base de légumes, de riz et d’un café, il est temps pour nous de repartir. Nous ferons la descente en moins de 45 minutes d’un pas très dynamique. Pas le temps de niaiser.

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Si vous souhaitez enchaîner sur Bajawa depuis Ruteng, sans dormir à Ruteng, il vous faut avoir le bus de 14h. Deux conseils : réservez le bus avant de partir pour Wae Rebo si possible et ne partez pas du village après 10h pour avoir le temps d’arriver jusqu’à Ruteng.

💰Combien ça coûte de visiter Wae Rebo en autonomie ?

Voici la décomposition de nos dépenses pour visiter Wae Rebo en 2 jours et 1 nuit sur place en partant de Ruteng : 

  • 15 000 roupies (soit 1€) de parking du début de la randonnée ;
  • 325 000 roupies (soit 21€) par personne pour le logement sur place, le repas du soir et le petit déjeuner ;
  • 100 000 roupies (soit 7€) pour la location de scooter à Ruteng chez Kopi Mane;
  • 30 000 roupies d’essence (soit 2€).

Pour deux, nous avons donc dépensé environ 50€ tout inclus pour visiter Wae Rebo à Flores en autonomie et en passant la nuit sur place. L’entrée au village de Wae Rebo coute à elle seule 200 000 roupies même si vous passez en coup de vent. Ce coût là est à prendre en compte.

Effectivement, pour l’Indonésie, c’est une activité, un logement et des repas chers. D’autant plus que le confort est sommaire (mais propre) et qu’à prix égal on peut bien sur obtenir bien mieux en Indonésie. Cependant, nous modérerons ces propos en spécifiant qu’on ne paie pas un simple logement mais pour une expérience.

🎒Que prendre dans son sac pour visiter Wae Rebo ?

Attention, à la fin de la route, vous perdez le réseau. Si il arrive quelque chose, soyez conscient que vous ne pourrez pas vous servir d’internet. Aussi, il n’y a aucun ATM. Veillez à faire le plein de cash au départ de Ruteng pour pallier toute éventualité.

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Mais vous pouvez toujours compter sur la gentillesse des Indonésiens pour vous aider s’ il y a un pépin. La courroie de transmission de notre scooter nous a lâché. Le garagiste du village nous a fait le changement, en appelant le maître d’école pour venir faire le traducteur, et pour un prix très correct (d’après notre loueur de scooter). Nous avons pu repartir avec notre bécane à l’assaut de la montagne. On a quand même flippé sans signal et peu de liquide dans notre besace.

L’électricité est coupée vers 22h dans les huttes. Cela laisse quelques heures pour recharger son matériel. Niveau vêtements, vous êtes en altitude donc attention à ne pas venir en short / tshirt. Voici la liste des choses à ne pas oublier : 

  • Un pantalon long pour le trek ;
  • Drap de soie pour l’hygiène (c’était propre, mais on ne sait jamais) ;
  • De la crème solaire ; 
  • Des chaussures de randonnées/trail ;
  • Une tenue de rechange pour la nuit (si il a plu, vous serez mieux secs!) ;
  • De quoi se couvrir le soir. Polaire / Doudoune, l’attirail quoi ;
  • Un imperméable ;
  • Un costume / poncho de pluie pour la route.

🐛 Conclusion : est ce que visiter Wae Rebo à Flores est un incontournable ?

Notre ressenti sur l’expérience visiter Wae Rebo

Visiter le village de Wae Rebo a été un très beau moment de notre voyage à Flores. Sa difficulté d’accès en fait déjà une aventure à part entière. L’architecture unique des maisons traditionnelles perchées dans le montagne, le calme et la tranquillité environnante participent fortement à créer une ambiance spéciale à Wae Rebo. 

Nous avons adoré nous sentir au milieu de nulle part et devoir randonner jusqu’au village en glanant les informations à droite et à gauche. L’aventure quoi !

Un aspect du séjour nous a à la fois concerné et à la fois ravi : le fait d’être ignoré et de faire  parti du paysage sauf au moment de payer. A partir du moment où nous avons mis les pieds à Wae Rebo, nous avons été livré à nous même. Témoin fantomatique, nous avons assisté à la vie authentique du village sans chichi. L’effet indésirable de cette déambulation, nous n’avons eu aucune interactions, discussion ou explication sur cet endroit. Un livret (bien fait) donne quelques informations intéressantes, mais nous ne sommes pas là pour lire un livre.

Les habitants ne parlent pas la Bahassa mais un dialecte différent. Nous avons tenté de communiqué, sans succès. A aucun moment, on nous a proposé un guide, des explications ou une activité. On reprochera donc le manque d’informations et d’accompagnement sur place.

Ce qui nous a moins plu ? 

  1. Le prix : une nuité un peu cher il est vrai ;
  2. La route qui nous fait nuancer notre propos sur le côté incontournable de cette activité.

Tradition ? Arnaque ? Unique ? Eco-tourisme ?

De notre point de vue, Wae Rebo est un village traditionnel orienté vers le tourisme. Si des architectes de Jakarta sont venus reconstruire les maisons, c’est dans une logique de conservation culturelle. En effet, seul 4 demeures sont “originales”. Sans cette nouvelle dynamique, le village aurait été sans doute abandonné.

C’est d’ailleurs assez contradictoire avec le manque d’accompagnement que nous avons ressenti sur place. Mais bon..

Ce genre d’endroit reculé promet donc aux touristes une claque d’authenticité. Mais qui sommes-nous pour reprocher aux habitant d’avoir un smartphone comme nous ou d’utiliser des outils et des techniques modernes ? Doivent-ils pratiquer des gestes du siècle dernier pour nos beaux d’yeux d’européens et puisque “il faut en avoir pour notre argent” ? De même, les nouvelles générations n’ont ils eux aussi pas le droit à une éducation correct en ville ?

C’est ayant conscience de ces questionnements que nous abordons à chaque fois des activités dites traditionnelles ou culturelles. Lorsqu’on sait à quoi s’attendre, la visite et les attentes changent. Les femmes du village de Wae Rebo continuent à tisser les motifs traditionnels, la culture du café perdure ainsi que que les croyances et l’accueil du chef de clan.

Conclusion : on recommande ou pas ?

Arnaque aux touristes comme on lit souvent sur les avis ou blog ? Pour nous, ce n’est pas le cas. C’est une expérience unique dans un lieu reculé qui forcément à un cout légèrement supérieur.

Si vous êtes venus pour avoir un moment de partage et d’échange avec une communauté locale : ce n’est pas une activité pour vous. Et on comprendra votre sentiment qu’on vous l’a mis à l’envers.

Si vous n’avez pas le budget pour acquérir les services d’un chauffeur et ne savez pas bien conduire un scooter, on pense que le rapport dangerosité/bénéfice de l’activité n’est pas suffisamment important pour ajouter Wae Rebo à votre itinéraire. De la même manière, si vous comptiez le faire sur une journée, passez votre chemin.

En revanche, Wae Rebo vous correspond si vous cherchez l’aventure, un lieu original au calme dans les montagnes sans attente particulière. Il faudra bien sur du temps et/ou le budget à consacrer à un moyen de transport adapté à votre capacité pour visiter Wae Rebo à Flores. C’est un endroit magnifique et qui a su garder un certain charme tout en étant touristique.

📍 Epingle notre article pour visiter Wae Rebo à Flores !

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- 1 février 2023

4 Commentaires

  • Fabrice 20 novembre 2023 at 4:53 pm

    Bonjour,
    En quelle année y êtes vous allé ?

    Reply
  • annick 4 avril 2023 at 9:51 pm

    Magnifiques photos, magnifique articles Comment réserver la nuit sur Wae Ribo sans passer par un guide local en avance ? Car nous pensons organiser notre voyage formule sac a dos en trouvant des chauffeurs au fur et à mesure.

    Reply
    • Elisa Bonneau 13 août 2023 at 3:47 pm

      Nous sommes arrivés sur place et il y avait de la place !

      Reply
  • Explorer la région de Bajawa à Flores : mini guide d'aventures 5 février 2023 at 11:40 am

    […] vous avons déjà introduit l’ethnie des Manggarai dans notre article sur Wae Rebo. L’ethnie des Ngadas comptent à peu près 60 000 membres localisés autour du volcan Inerie et […]

    Reply
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